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Flashs marchés du 13 au 17 novembre 2017


 

​le 17/11/2017

 

Environnement économique

 
Monde : selon le FMI, 179 des 197 pays dans le monde, soit 98,7 % du PIB mondial, sont simultanément en croissance, du jamais vu depuis une dizaine d’années. Toute la question est de savoir si, courant 2018, cette embellie va se poursuivre au même rythme, soit une croissance de plus de 3 % dans le monde, sans que des tensions inflationnistes finissent par apparaître.
 
Zone euro : l’indice des prix en octobre pour la France s’est redressé modestement à 0,1 %, après un repli modéré de 0,2 % en septembre (source INSEE). Sur un an, l’inflation s’établit à 1,1 %. Hors énergie et alimentation, elle atteint 0,5 % sur un an. Pour la zone euro, Eurostat fait état d’une inflation en hausse de 1,4 % sur un an.
 
États-Unis : les ventes au détail ont augmenté de 0,2 % en octobre. Hors automobile, elles ont progressé de 0,1 %. L’inflation sur un an, toujours au mois d’octobre, atteint 2 % et, hors énergie et alimentation, 1,8 %. Si la hausse des prix est toujours très suivie par les investisseurs, la question de maintenir un objectif de hausse de prix à 2 % par la Banque centrale fait débat, alors que quatre sièges sur sept, au sein du conseil, doivent être renouvelés.
 

Marchés financiers

 
Taux : peu de mouvements sur les taux longs cette semaine. Le taux moyen de l’emprunt d’État français à 10 ans ressort à 0,82 % depuis le début de l’année, contre 0,48 % en 2016 (source Bloomberg). Le collectif budgétaire de fin d’année, pour la première fois depuis 2008, a révisé en hausse la charge de la dette. Le montant budgété s’élevait à 41,5 milliards d’euros : il faudra l’augmenter de 276 millions. En 2014 et 2016, les économies sur ce poste budgétaire avaient représenté 3,3 milliards d’euros et 3,8 milliards d’euros. La Cour des comptes estime que ces économies accumulées ont contribué à hauteur de 40 % à la réduction du déficit public depuis 2012.
 
Pour l’avenir, les prévisions du gouvernement sont prudentes. Le budget 2018 est basé sur une remontée du taux à 10 ans à 1,10 % à la fin de l’année, puis à 1,85 % pour la fin 2018, alors qu’il se situe aujourd’hui autour de 0,7 %.
 
Actions : nouvelle semaine de baisse pour les indices européens. Il convient cependant de rappeler que la performance depuis la fin 2016, dividendes nets réinvestis, ressort au-dessus de 11 % et 10 % respectivement pour le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50.
 
 On comprend le désir de certains investisseurs de prendre un peu de profit, alors que les données économiques demeurent globalement bonnes et que les taux restent à un bas niveau. De plus, les hésitations sur le contenu de la réforme fiscale aux États-Unis et la hausse de près de 2 % de l’euro en 7 jours pénalisent les sociétés exportatrices et viennent alimenter le courant vendeur.
 
Cette correction peut-elle être plus importante ? Certains analystes estiment que les pressions inflationnistes pourraient commencer à renaître, rendant caduque la thèse d’un environnement de croissance non inflationniste. Ceci intervient à un moment où les investisseurs sont très investis sur les actions, le niveau de liquidité dans les portefeuilles, selon un sondage de Bank of America-Merrill Lynch, est le plus faible depuis 4 ans.
 
Rédigé le vendredi 17 novembre 2017

 

 


 

 


 

 


 

 


 
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