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Causse toujours


 

LAURÉATS DU PRIX NATIONAL

DE LA DYNAMIQUE AGRICOLE ET DE LA PÊCHE 2015

 
 

Agriculture durable

 
Cette catégorie vise à primer une agriculture productive et rentable, tout en préservant l'environnement.
 
Plus que des recettes techniques, cette catégorie mettra en exergue la mise en place d'un équilibre entre l'économie, la nature, le territoire et les hommes et les femmes qui y vivent.

 

 

 


​GAEC de Champerboux (Lozère) - Jacques et Julien Paradan

Production de lait de brebis et d'agneaux.

Dossier présenté par la Banque Populaire du Sud
 

Jacques et Julien Paradan sont des éleveurs au petit soin pour leur milieu. Sur leur causse lozérien, hommes, brebis, faune et flore sauvages s’apprivoisent au quotidien.
 
Sur le Causse de la Sauveterre en Lozère, l’eau de surface est rare, les étés sont secs, les hivers sont rigoureux. Vous êtes dans le Languedoc, pays du soleil, mais attention, la Lozère est le département le plus haut de France. Où que vous alliez vous êtes à plus de 1 000 mètres d’altitude. Sur ces terres, qui peuvent sembler hostiles, s’épanouit une diversité fragile ; un écosystème où l’homme et l’élevage sont les garants de l’ouverture du milieu.
 

 

Depuis quatre générations, la famille Paradan tente de prendre soin du milieu environnant. Cela commence par la gestion du pâturage. Les quelques 500 brebis paissent tous les jours sur une pâture différente. Environ 8 à 10 ha leur sont offerts, ni plus ni moins. Mais ces dames ont la bouche difficile. Même ainsi, le risque d’embroussaillement guette. Jacques et Julien Paradan
ont donc décidé d’ajouter une quinzaine de vaches et les chevaux du voisin à l’équation. La complémentarité semble bonne. Les scientifiques qui viennent régulièrement sur la ferme pour faire des relevés pourront certainement le confirmer. Plus de 200 espèces/m² sont actuellement dénombrées sur les 500 ha de causse du GAEC. Un papillon en voie d’extinction y a même été localisé.
 
Père et fils ont accepté de modifier leurs pratiques agropastorales sur les lieux de villégiature de l’insecte. Les vautours du coin sont tous aussi bien accueillis. En accord avec l’administration, les carcasses de brebis sont données aux volatiles. Retour à l’équarrissage naturel. Les brebis n’ont pas non plus à se plaindre. Pour leur fournir le meilleur fourrage possible, des cellules de séchage ont été installées. Luzerne et sainfoin au menu. De plus en plus rare, le sainfoin a retrouvé ses lettres de noblesse sur la ferme. Non météorisante, riche en tanins, la légumineuse est pleine de vertus. Et les hommes dans tout ça ?
 
Les deux éleveurs sont épanouis. Surtout depuis que l’installation de récupérateurs d’eau de pluie a permis d’accueillir de nouveaux voisins au village. Rappelez-vous : l’eau est rare par ici. En substituant l’eau potable à l’eau de pluie aux brebis, le GAEC a déclenché de nouveaux permis de construire.

 

 

 

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