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Fonds d’investissement

Entrez dans les coulisses du métier de gérant de fonds avec Suzanne Sénellart, gérante de fonds thématiques, responsable du pôle thématiques du développement durable chez Natixis Asset Management (NAM).
  • Le gérant de fonds en 3 questions

Le gérant de fonds en 3 questions


Gérant de fonds ou l’art de combiner gestion du risque et recherche de performance

 

Quelle est la mission d'un gérant de fonds d'investissement ?

Suzanne Sénellart - Sa mission prioritaire est de faire fructifier l'épargne collective que lui ont confiée les souscripteurs. Cet objectif impose un dosage subtil de ce que nous appelons le couple rendement/risque, c'est-à-dire entre la recherche de la performance et le niveau de risque associé à chaque décision d'investissement. Pour y parvenir, le gérant de fonds doit mettre en œuvre plusieurs niveaux de compétences. En amont, une vision des perspectives des marchés et des risques globaux est indispensable. En aval, il lui faut hiérarchiser, en fonction de ces anticipations, les thématiques d’investissement les plus prometteuses, et identifier les entreprises offrant les stratégies de croissance les plus convaincantes. J'ajoute qu'il doit également se préoccuper d'échelonner, dans le temps, l'espérance de gains de ses portefeuilles.

 

 

 

Que fait-il, concrètement, de ses journées ? 

 

Suzanne Sénellart – Beaucoup de lecture, car le champ d’investigation est très vaste. Il inclut l'étude des publications macroéconomiques, les recherches thématiques et sectorielles ainsi que l’analyse financière des entreprises. Un gérant de fonds rencontre d'ailleurs des analystes financiers pour approfondir ses recherches sectorielles, et consacre beaucoup de temps à examiner les résultats des entreprises, notamment lors des publications trimestrielles. Par ailleurs, il est en contact régulier avec le management des sociétés, soit de visu, soit lors de conférences téléphoniques. Enfin, le gérant consacre une partie de son  temps à la gestion au quotidien du portefeuille (suivi des valeurs, arbitrage entre les titres, suivi des ratios réglementaires). Il produit également des « reportings », c'est-à-dire des comptes-rendus de gestion à destination de ses clients, et d’autres états pour les besoins internes et les commissaires aux comptes.

 

 

 

Vous êtes spécialiste des fonds thématiques. Est-ce plus difficile à gérer qu'un fonds classique ?

 

Suzanne Sénellart - La question ne se pose pas en termes de difficulté, mais plutôt en termes de marge de manœuvre et d’opportunité d’investissement. Une gestion classique est souvent liée à un indice de marché. La structure du portefeuille est par conséquent, peu ou prou, liée aux valeurs qui figurent dans cet indice. La gestion thématique, telle que nous la pratiquons chez Natixis Asset Management (NAM), donne plus de liberté au gérant. Sur Fructi Actions Environnement, par exemple, notre univers d'investissement est très large. À nous de privilégier les thématiques les plus porteuses – services à l'environnement, efficacité énergétique des bâtiments, énergies de substitution, services à la personne ou santé, par exemple – en fonction du potentiel que nous attribuons à chacun de ces secteurs et aux valeurs qui les composent. Je dirais donc que la gestion thématique laisse une place prépondérante à une gestion de conviction, ce qui renforce à moyen terme son potentiel de performance. ​


 
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