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La nurserie des coquilles Saint-Jacques


 

LAURÉATS DU PRIX NATIONAL

DE LA DYNAMIQUE AGRICOLE ET DE LA PÊCHE 2015 

 


Pêches et cultures marines


Cette catégorie a pour objet de valoriser les exploitations de Pêche artisanale ou de Cultures Marines les plus dynamiques
.
Et d’être capable d'assurer la pérennité de leur activité, de générer une capacité d'autofinancement suffisante pour son développement, de présenter un projet innovant et de mettre en valeur les aspects socio-économiques environnementaux (développement durable,...) et techniques.

L'écloserie du Tindoff (Finistère)

 

Production de Naissains de coquilles Saint-Jacques

Dossier présenté par la Caisse Régionale du Crédit Maritime de Bretagne-Normandie
 

Les coquilles Saint-Jacques ont la vie dure. Entre la pêche, les aléas climatiques et les affreuses étoiles de mer, pas facile de faire de vieux os. Les pêcheurs ont aussi des soucis. Leurs prédécesseurs ont compris un peu tard que les ressources naturelles n’étaient pas inépuisables. Dans la rade de Brest, entre les années 60 et 70, les prises de coquilles Saint-Jacques sont passées de 2 000 à 30 000 tonnes par an !
 
Reconstituer les stocks devenait urgentissime pour la nature et pour leurs entreprises. Le
Comité des pêches du Nord-Finistère a donc pris le problème à bras le corps. Après plus de dix ans
de recherche, les chercheurs maitrisaient enfin la reproduction des coquilles. À posteriori, expliquer le processus est simple comme bonjour.

Prenez au hasard des coquilles Saint-Jacques adultes en mer. Transférez-les à terre dans l’écloserie de Tinduff, nourrissez-les au plancton, laissez-leur le temps de s’accoupler et regarder avec émotion le développement des larves. Quand le naissain atteint 2 mm, aller zou, retour à la mer. Les juvéniles s’épanouissent dans des cages d’élevage dans la baie de Morlaix ou dans la rade de Brest.

À 3 cm, il est temps d’être semé sur les sites de pêche. 10 millions de naissains sont livrés chaque
année aux adhérents coopérateurs de l’écloserie. Ils partent en Poitou-Charentes, en Normandie, et dans toute la Bretagne. Il faudra ensuite attendre 2 ou 3 ans pour les retrouver dans nos assiettes.

L’écloserie de Tinduff est la seule en Europe à maîtriser cette technique de reproduction et de semis. Aujourd’hui, la situation dans la rade de Brest est revenu à la « normale ». Les naissains implantés sur la façade Atlantique ne sont plus là pour garantir la survie de l’espèce. Il s’agit plutôt d’assurer des prises constantes pour les pêcheurs conscients de la limite d’un stock. Les semis gomment les aléas de la reproduction naturelle.

 

 


 

 


 

 


 

 


 
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