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PEA, l’épargne en actions

À quoi sert un PEA ? Pourquoi est-il avantageux d’ouvrir ce compte-titres à la fiscalité avantageuse ? Et comment le gérer au quotidien ? Les réponses de Franck-Emmanuel Ros, Banque Populaire Lorraine Champagne.

PEA : les réponses de notre expert


Le PEA : une épargne fiscalement avantageuse qui soutient l’économie européenne

 

À quoi sert un PEA ?

 

Le plan d’épargne en actions (PEA) est d’abord, bien entendu, une enveloppe destinée à recueillir l’épargne des investisseurs particuliers dans un cadre fiscal avantageux. Mais pas seulement : le PEA sert aussi des intérêts plus larges, puisque les sommes qui y sont placées ont vocation à financer les entreprises et, par voie de conséquence, l’économie réelle dans son ensemble, française et européenne.

 

L’avantage fiscal accordé aux détenteurs d’un PEA a donc une véritable justification macro-économique. C’est d’ailleurs sans doute pour cette raison que les avantages fiscaux de cette enveloppe n’ont pas été remis en cause malgré les lois de finances successives qui ont fait la chasse à bien d’autres niches fiscales. On peut raisonnablement penser qu’il en sera de même dans les temps à venir.

Quand faut-il ouvrir un PEA (Plan d’épargne en actions) ?

 

Toute personne majeure est en droit d’ouvrir un PEA. Compte tenu de la nature fiscale de cette enveloppe – exonération des dividendes et des plus-values au-delà de cinq ans de détention(1)  –, il est évidemment toujours intéressant de prendre date le plus tôt possible, et donc d’ouvrir un compte dès sa majorité. Quelques euros suffisent dans un premier temps. Ce n’est que plus tard, quand le détenteur du PEA percevra par exemple ses premiers salaires et sera en mesure de se constituer une épargne, qu’il pourra procéder à des versements plus conséquents. Mais entre-temps, son PEA aura déjà acquis une certaine antériorité fiscale.

Et dans quel objectif ?

 

Le PEA répond à de multiples objectifs patrimoniaux. Lorsqu’il est investi en actions françaises et européennes, il permet de se constituer, sur le moyen/long terme, une épargne qui aura souvent bénéficié d’un fort rendement. Il s’agit évidemment d’un placement présentant une certaine prise de risque en fonction des investissements choisis, dans la mesure où les fluctuations de la valeur de cette épargne peuvent être importantes d’une année sur l’autre. Mais sur des périodes longues, la probabilité que le capital investi se valorise plus, voire beaucoup plus, que des placements plus sécurisés est bien réelle. Ce capital, bonifié avec le temps, peut alors servir à financer un projet ou à fournir les revenus complémentaires nécessaires lors du départ en retraite.
Toutefois, des placements plus sécurisés comme certains fonds garantis, Sicav monétaires ou encore les parts sociales, peuvent également être éligibles au PEA.

Comment faut-il alimenter un PEA ?

 

Toutes les options sont possibles. Soit le souscripteur y place un capital plus ou moins conséquent et le laisse fructifier dans la durée ; je rappelle que depuis le 1er janvier 2014, le plafond de versement est de 150 000 euros. Soit il y investit une somme plus symbolique au départ, mais l’alimente à un rythme régulier. Cette option est d’ailleurs à recommander car elle permet de lisser le coût de revient de ses investissements, en gommant, en quelque sorte, les fluctuations des marchés financiers. On peut aussi mixer ces deux approches : investissement initial important, et versements réguliers.

Mais comment le gère-t-on au quotidien ?

 

Le style de gestion d’un PEA dépend du profil de l’investisseur : a-t-il un goût prononcé, ou non, pour le risque ? A-t-il, ou non, des compétences boursières ? Enfin, et surtout, quel est la durée de placement assignée à son épargne ? Si l’épargnant est féru de Bourse, il peut parfaitement le gérer lui-même, en sélectionnant les titres qui composent son portefeuille et en procédant aux arbitrages qu’il juge nécessaires grâce au site en ligne Espace Bourse. Cette approche suppose toutefois un savoir-faire spécifique mais aussi des disponibilités en termes de temps, car la gestion d’un portefeuille peut rapidement être chronophage.
C’est la raison pour laquelle un investisseur averti peut aussi choisir de déléguer la gestion quotidienne de ses avoirs via un mandat de gestion à un professionnel, auquel il aura préalablement fixé un cap d’investissement. Les épargnants n’ayant pas de goût particulier pour la Bourse ont également plusieurs options de délégation à leur disposition : mandat de gestion sur mesure, ou investissement via des formules collectives, Sicav ou fonds communs de placement.
 
 
 
(1) Hors prélèvements sociaux.

 


 
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