Quelle est la goutte d’eau qui a conduit à la création
de CHEMDOC Water Technologies ?
Quelle est la goutte d’eau qui a conduit à la création de CHEMDOC Water Technologies ? « Avec plus de 20 ans d’expérience dans des entreprises leaders du secteur de l’eau, j’ai pu être à la fois témoin et acteur de la transformation des métiers de l’eau, marquée par de nouveaux enjeux liés à l’adaptation au changement climatique. Mon parcours est ponctué de moments clés, comme mes années en Espagne à la fin des années 1990,
durant lesquelles j’ai participé à des projets pionniers sur le dessalement de l’eau de mer et la réutilisation des eaux usées par des techniques membranaires* », développe Salvador. Comprenant que la disponibilité de l’eau allait devenir un élément capital de résilience pour les industries et la société en général, sa trajectoire l’a amené à positionner CHEMDOC Water Technologies sur ces thématiques en En se détachant des modèles de sous-traitance, l’entreprise développe des procédés novateurs de purification, de réutilisation et de recyclage des eaux, en synergie avec des partenaires industriels et des laboratoires de recherche tels que l’Office international de l’eau* et l’INSA* de Toulouse. CHEMDOC WT se distingue par la réduction de l’impact environnemental de ses traitements , en minimisant l’utilisation de produits chimiques, d’énergie et de béton. « Notre histoire, c’est celle d’une bande de passionnés, de techniciens et d’ingénieurs qui veulent réaliser leur rêve, même s’il semble déraisonnable », résume Salvador. Pourtant, avec CHEMDOC WT, les pieds sur terre, il construit aujourd’hui l’eau de demain.
Comment l’entreprise surfe-t-elle sur la vague du recyclage des eaux par filtration ?
« Nous avons anticipé les effets qu’allaient provoquer le changement climatique et les objectifs de développement durable sur le marché de l’eau, en fabriquant notre premier pilote membranaire expérimental en 2014 », souligne le président. « Nos process permettent de réduire jusqu’à 80 % les prélèvements d’eau douce et de réutiliser plus de 90 % des volumes traités ». Les sécheresses de 2022 et 2023, en même temps que le lancement du « Plan eau » du gouvernement, mettent en lumière les solutions innovantes de CHEMDOC WT. « Nous développons des procédés novateurs de recyclage et de valorisation des eaux industrielles utilisant des technologies membranaires de nouvelle génération. Notre approche unique inclut le recyclage des membranes elles-mêmes, leur offrant une seconde vie. Cette innovation circulaire transforme la gestion de l’eau et des matériaux, redéfinissant ainsi le traitement des eaux pour les industriels », précise Salvador. Issus du travail permanent d’innovation au sein du département
R&D, les procédés exclusifs et brevetés de CHEMDOC WT bénéficient d’une avance technologique. Que ce soit pour l’eau industrielle, l’eau potable ou le recyclage, l’entreprise propose une vaste gamme d’équipements. La maîtrise et la combinaison de tous les processus conventionnels et innovants – tels que les résines échangeuses d’ions, l’électrodéionisation, la filtration catalytique et membranaire – ont démontré leur efficience dans le temps et leur faible empreinte environnementale.
Sa mission : servir l’avenir ?
Devenue une entreprise à mission en 2024, CHEMDOC WT est désormais reconnue comme un acteur pionnier de l’eau durable, tant pour l’industrie que pour les collectivités. S’appuyant sur ses avancées en R&D et ses références,
la société a levé 4,5 M€ de capital en juillet 2024. « Cela va permettre, d’ici 2030, d’industrialiser nos solutions et de construire une nouvelle usine de production », précise Salvador. Labellisée « France 2030 » en septembre 2025 grâce au projet « Innov Eau* » de l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), CHEMDOC WT reste toujours en avance sur son temps pour relever les défis liés à l’eau. En effet, en octobre de cette année, elle a lancé le programme « BLUE » qui offre un accompagnement complet pour améliorer la performance hydrique, englobant études, matériels et services sur toute la chaîne de valeur. « Le 20ème siècle fut celui du pétrole. Le 21ème sera celui de l’eau douce », conclut Salvador Pérez.
*Techniques membranaires : techniques utilisant des membranes semi-perméables pour la filtration de l’eau, afin d’en séparer les contaminants et les impuretés.
*Office international de l’eau (OiEAU) : association dont la mission est de promouvoir la gestion durable de l’eau à l’échelle mondiale et de faciliter la coopération entre les États, les organismes de gestion de l’eau et les autres acteurs concernés.
*INSA : Institut national des sciences appliquées, qui forme des ingénieurs généralistes.
*Innov Eau : projet de l’ADEME visant à soutenir des initiatives innovantes dans le domaine de la transition écologique et énergétique, en collaboration avec l’INSA et l’Institut européen des membranes.