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Maintenir le cap de la croissance


 

​le 24/01/2017

 


Philippe WAECHTER
Directeur de la recherche économique
Natixis Asset Management

 

 

 

En 2017, la croissance de l’activité restera généralement modérée en l’absence d’impulsion forte d’un pays ou d’une région du monde même si l’économie d’outre-Atlantique arrive à tirer son épingle du jeu.

 

En 2017, la croissance de l’activité restera généralement modérée en l’absence d’impulsion forte d’un pays ou d’une région du monde même si l’économie d’outre-Atlantique arrive à tirer son épingle du jeu. C’est d’ailleurs une situation particulière où le risque d’accélération globale est limité tout comme l’est celui d’un ralentissement marqué. Les politiques monétaires très accommodantes dans le monde aident à la réduction de la volatilité de l’activité. Nous devrions néanmoins disposer d’une croissance un peu plus forte aux États-Unis en raison notamment de la politique qui sera menée par le président élu. La baisse des impôts aura une incidence positive sur l’activité américaine. L’effet de contagion ne sera pas perceptible de façon significative, dès 2017, en Europe et dans le reste du monde.

En zone euro, le profil de la croissance va se stabiliser. Selon Philippe Waechter, elle sera dans le prolongement de 2016 avec un chiffre autour de 1,6 %. Pour la France, l’attente est similaire à celle de 2016 soit de 1,2 % à 1,3 %. Il faudrait davantage d’investissement pour croître plus rapidement.

Quant à l’économie chinoise elle poursuivra son ajustement et sa convergence vers une économie de services. Elle sera davantage tournée vers elle-même et son incidence en termes d’impulsion sur l’économie mondiale restera limitée.

Cela obligera les pays émergents à davantage d’autonomie dans leur stratégie.
L’inflation ne va pas s’accélérer une fois prise en compte la stabilisation du prix du pétrole autour de 50 dollars.

Pour la zone euro, l’inflation va converger vers le taux d’inflation sous-jacent en raison de l’absence de tensions en son sein. La hausse des prix sera un peu plus forte aux États-Unis en raison d’une demande plus vive. Ce sera aussi le cas au Royaume-Uni en conséquence de la chute de la monnaie.

La politique de la BCE va rester accommodante pour favoriser la croissance. La Banque centrale a annoncé début décembre 2016 le maintien d’une stratégie de taux bas pour toute l’année 2017. Cette politique devrait permettre d’amortir le choc en provenance des États-Unis. En effet, la croissance plus forte outre-Atlantique va se traduire par des taux d’intérêt un peu plus élevés. La Banque centrale américaine aura plus de latitude pour remonter son taux d’intérêt de référence. C’est ce qu’elle fera en 2017. Le rôle de la Banque centrale européenne sera d’amortir les effets de contagion de ces taux plus élevés afin de maintenir le cap de la croissance. L’ajustement passera alors probablement par un euro plus faible face au billet vert.


 

 


 

 


 

 


 

 


 
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