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Perspectives des Marchés Financiers - janvier 2018


 

​Perspectives des marchés financiers

 

 

 

 

Raphaël Gallardo Stratégiste

Investissement et Solutions Clients

 

 

 

 

 

La croissance mondiale a poursuivi son accélération au mois de décembre pour s’installer sensiblement au-dessus de 4%. Ce régime d’expansion est le plus robuste et le plus synchronisé depuis 2006.

 

Malgré la persistance de poches de chômage élevée en France, Italie, Espagne et nombre d’émergents, la situation de quasi plein-emploi aux Etats-Unis, Royaume-Uni, Japon et Allemagne fait craindre un retour des tensions salariales et une flambée inflationniste mondiale.

 
Les prix des matières premières ont également fortement rebondi en fin d’année. Le mouvement de manifestations spontanées contre les difficultés économiques en Iran a regonflé la prime géopolitique sur le prix du baril. Même l’or, qui semblait menacé par une potentielle remontée abrupte des taux longs américains a retrouvé des couleurs en fin d’année.
 
Les taux longs américains restent en effet marqués par une tr��s grande inertie. Ceci cache une divergence non-tenable entre la remontée des anticipations d’inflation et une baisse du taux réel, qui semble peu compatible avec des prévisions de croissance qui s’approchent des 2.5% outre-Atlantique depuis le vote du Congrès sur la réforme fiscale. En cohérence avec les corrélations historiques, le dollar a sensiblement baissé dans ce mouvement de remontée des prix des matières premières. La baisse du dollar permet de réduire partiellement le surcoût des importations de matières premières pour les pays importateurs en dehors de la zone dollar.
 
Un dollar faible, s’il fera les affaires de Donald Trump (réindustrialisation par une meilleure compétitivité coût à l’exportation), alimentera l’inflation dans une économie américaine déjà proche du plein-emploi. La Fed sera contrainte de hausser le ton et annoncer une accélération de ses hausses de taux. Une inflexion du dollar pourrait alors créer une forte tendance haussière du billet vert en raison des rapatriements de capitaux de multinationales exilés pour des raisons fiscales.
 
On l’aura compris, en 2018, ce seront les taux et le dollar américains qui annonceront une inflexion de ce régime de croissance exceptionnel.
 
 

Environnement des marchés

 
Les bonnes surprises macroéconomiques enregistrées en fin d’année dans les pays développés comme émergents ont justifié une accélération des prix des matières premières. La séquence s’est prolongée avec une remontée des taux nominaux à deux ans aux Etats-Unis, puis des anticipations d’inflation à long-terme.
 
Une embardée du 10 ans américain vers les 2.75-3.0% semble de plus en plus inévitable dans l’environnement actuel. Facteur aggravant, la baisse du dollar continue de doper la sphère manufacturière américaine, réchauffe les prix à l’importation et ravive les anticipations d’inflation. Le marché obligataire semble percevoir différemment la situation du cycle économique que la Fed (vision de fin de cycle pour le marché et de pérennité de la croissance pour la Fed) entraînant un aplatissement de la courbe des taux, ce qui est embarrassant pour la crédibilité de l’institution.
 
En outre, la BCE et la Banque du Japon devraient préciser leurs stratégies de normalisation de leur politique monétaire accommodante vers le milieu d’année : la repentification des courbes devrait se transmettre au marché américain. Les investisseurs japonais ont déjà déserté le marché des taux US en raison du coût exorbitant de la couverture de change, mais ce sont les investisseurs nord-européens qui continuent de peser sur les rendements américains.
 
L’annonce d’une fin programmée du QE par Draghi pourrait alors mettre le feu aux poudres. La remontée des taux longs américains serait extrêmement dangereuse pour l’appétit pour le risque mondial : vu le niveau actuel des taux, les stratégies de portage ont été ces derniers temps très performantes (crédit, actions à dividendes, etc.) mais pourraient de fait se voir remises en cause par la hausse des taux et/ou de la volatilité (historiquement très basse). Enfin, la remontée des taux pourrait provoquer une ruée sur le dollar tant la dette externe privée en dollar a crû ces dernières années, que ce soit en Chine (corporates) ou en Océanie (banques).
 

 



 

Achevé de rédiger le 18 janvier 2018
 

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