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Protéger vos proches


La prévoyance est une dimension trop souvent négligée dans la gestion de patrimoine. Or, face aux aléas de la vie, et pour couvrir ses propres besoins et ceux de ses proches, un bilan s’impose. Les explications d'un expert de Natixis Assurances.

 

15/06/2015

 

Intégrer le bilan prévoyance dans sa stratégie patrimoniale globale

 


Bilan prévoyance et gestion du patrimoineS’il existe clairement un réflexe assurance vie en France, la prévoyance fait pour sa part figure de parent pauvre. « Paradoxalement, remarque Robert-Alain Sultan, Natixis Assurances, les familles disposant d’un patrimoine assez conséquent ont tendance à négliger les aspects liés à la prévoyance. » Or, cette dimension fait pourtant partie intégrante d’une gestion patrimoniale globale. Comment expliquer cet état de fait ?


Le bilan prévoyance

L’univers de la prévoyance est vaste. Entre l’assurance décès rattachée aux crédits immobiliers, celle parfois liée à votre carte bancaire ou encore le contrat collectif que vous possédez en tant que salarié d’une entreprise, il est difficile d'avoir une vue d'ensemble.
« Avant même d’évoquer l’aspect produit, note Robert-Alain Sultan, il convient de réaliser un véritable bilan de prévoyance que l’on considère comme une dimension essentielle d’un bilan patrimonial ». Très clairement, il s’agit dans un premier temps de s’attarder sur votre situation : quels sont les éventuels contrats souscrits ? Quelles garanties offrent-ils et sous quelles conditions ? Quelle est la composition de votre famille ? Qu’avez-vous prévu pour vos proches au cas où surviendrait un accident ? Votre patrimoine dispose-t-il d’un fort degré de liquidité ?… Autant de questions qui prennent place dans le cadre d’un entretien réalisé avec un conseiller. Par la suite, l’ensemble des réponses fournies permettra de définir avec précision vos besoins en matière de prévoyance.

« Fréquemment, illustre Robert-Alain Sultan, la disparition de l’un des membres du couple contraint à prendre des décisions délicates pour le paiement des droits de succession et principalement lorsque la famille est à la tête d’un patrimoine conséquent, mais peu liquide. Il pourra parfois s’agir de céder une partie des biens immobiliers, de liquider un portefeuille boursier ou de se séparer d’actifs professionnels comme une entreprise faute de disposer d’outils de prévoyance adéquats ». Certes, tous les salariés bénéficient en France d’une garantie de prévoyance minimale dispensée par les régimes sociaux. Mais cette dernière est limitée à 3 fois le plafond mensuel Sécurité sociale pour les salariés (8 046 euros pour un salarié), majoré de 3 fois le plafond annuel Sécurité sociale pour les salariés cadres.

« Toutefois, il est essentiel de comprendre que les outils de prévoyance peuvent couvrir bien d’autres besoins que le paiement des droits de succession. Il s’agira notamment de maintenir un certain niveau de revenus au conjoint survivant ou bien encore de permettre aux enfants ou petits-enfants d’entamer ou poursuivre leurs études ».

Des contrats sur mesure

Une assurance décès prend donc tout son sens. « Ce type de contrat de prévoyance ne peut se souscrire que de façon très personnalisée, précise Robert-Alain Sultan. Il est essentiel de tenir compte de la situation professionnelle et du patrimoine des conjoints, de leur mode de vie – sont-ils amenés à se déplacer fréquemment ? - et de leurs objectifs en sachant qu’un contrat de prévoyance vise avant tout à assurer la pérennité patrimoniale ou professionnelle ».
 
Dès lors, il conviendra d’attacher une extrême importance au montant des garanties mais aussi à la rédaction de la clause bénéficiaire comme dans le cas d’un contrat d’assurance vie. « La détermination du ou des bénéficiaires constitue également l’occasion de passer en revue l’ensemble des autres clauses bénéficiaires des contrats préalablement souscrits, qu’il s’agisse de contrats d’assurance vie ou de contrats de groupe souscrits par l’entreprise dans laquelle travaille l’un ou l’autre des conjoints. Cet examen attentif sera l’occasion de constater qu’il n’y a pas d’incohérence entre les différentes assurances ». En fonction de la complexité des situations, un tel examen pourra notamment se réaliser en présence de conseils tiers comme un expert-comptable ou le notaire de la famille.

En savoir plus sur comment rédiger avec soin la clause bénéficiaire.

Des outils d'une grande souplesse

Véritables outils de gestion patrimoniale, les contrats de prévoyance disposent par ailleurs d’une grande souplesse. Il est non seulement possible de choisir le montant des garanties, au regard du patrimoine et des objectifs de l’assuré, de déterminer les risques couverts mais également d’en modifier certains paramètres en cours de vie. « Rien n’est figé, précise Robert-Alain Sultan. En fonction des variantes liées au patrimoine – accroissement, modifications structurelles… – ou à la situation familiale – divorce, naissance d’un enfant - les contrats de prévoyance du type assurance décès devront être ajustés de manière à ce qu’ils correspondent toujours aux objectifs recherchés ».
 
Attention toutefois car ces objectifs peuvent faire l’objet de contrats bien différents. « La souscription d’un contrat Garantie des accidents de la vie (GAV) par exemple ne couvre qu’une partie des besoins puisqu’il s’agit des invalidités accidentelles non professionnelles. Une telle couverture vise ainsi à compenser la perte de revenus liée à la perte d’autonomie. Il conviendra naturellement de compléter ce dispositif par des outils offrant des niveaux de garanties supérieures au regard de risques différents ».

 
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