mise a leau maxi banque populaire xi

Maxi Banque Populaire XI : un géant des mers prend son envol

Mis à l’eau fin avril, le nouveau maxi trimaran barré par Armel Le Cléac’h est un bijou de hautes technologies et d’innovations. Un projet qui participe aussi à l’essor d’un écosystème local.

Pour Banque Populaire, le nautisme est une histoire au long cours entamée il y a plus de 30 ans. Partenaire de la Fédération française de voile, armateur de bateaux de course au large et mécène de l’association Éric Tabarly, la banque accompagne toutes les voiles : des écoles de voile partout en France aux athlètes olympiques de l’équipe de France, des plus innovants projets de performance à la préservation du patrimoine maritime français.

Depuis 1989, grâce à sa démarche d’excellence, de performance et d’esprit d’innovation, le Team Banque Populaire affiche l’un des plus beaux palmarès de la course au large. Avec la construction du Maxi Banque Populaire XI, son treizième voilier de compétition, la Banque de la Voile, le Team et Armel Le Cléac’h contribuent au développement et à la promotion de la filière nautique française.

Allier artisanat et technologie

Toutes ces qualités ont été condensées dans le dernier né du Team Banque Populaire. Le onzième du nom. Au terme d’un an et demi et 150 000 heures de travail, Maxi Banque Populaire XI est enfin sorti, fin avril, de son hangar à Lorient pour être mis à l’eau.L’occasion de réaliser des tests spécifiques sur cet ovni des mers. Et le terme est loin d’être galvaudé. « Le vol est devenu omniprésent dans cette discipline avec l’utilisation des foils, souligne Armel Le Cléac’h, skipper du Team Banque Populaire et vainqueur du Vendée Globe 2016. Pour améliorer la performance du bateau, nous avons donc travaillé sur les appendices comme les foils, le safran et les bras porteurs. À la suite de la casse lors de la Route du Rhum en 2018, nous avons aussi renforcé la sécurité en intégrant de la fibre optique sur l’ensemble de la structure afin de surveiller les charges supportées par les différentes pièces. » Aérodynamisme du carénage au-dessus du pont, ergonomie du cockpit, espace de vie sur mesure… rien n’a été laissé au hasard et la moindre parcelle du bateau a été scrupuleusement pensée et optimisée. « Nous avons également mis en place un sonar répulsif afin de garder les cétacés à bonne distance, ajoute Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire. Une caméra en tête de mât a été installée afin de prévenir d’éventuels ofnis (ndlr : objets flottants non identifiés). »

Participer à l’économie des territoires

Conçu pour des courses en solitaire mais aussi en équipage, Maxi Banque Populaire XI est le fruit d’une alliance entre savoir-faire artisanal et innovations technologiques. « À l’instar d’une écurie de Formule 1, c’est un vrai travail collectif d’orfèvrerie, explique Armel Le Cléac’h. Nous avons mis en place une “design team” composée d’un bureau d’étude avec des ingénieurs, le cabinet d’architectes VPLP, le chantier CDK Technologies et le bureau d’étude indépendant GSea Design. L’expérience des équipes avec lesquelles nous travaillons depuis dix ans nous a permis d’obtenir une version encore plus aboutie du bateau. » En tout, le projet a impliqué 150 entreprises principalement autour de Lorient, la Sailing Valley concentrant les meilleures compétences du nautisme en France et au-delà. À travers cette aventure, Banque Populaire participe aussi à l’essor de toute une filière d’excellence et d’un écosystème local hautement spécialisé, ainsi qu’à l’économie des territoires. « C’est un réel enjeu économique intégrant de nombreux corps de métiers, confirme Ronan Lucas. Cela va du nautisme pur à l’usinage de pièces, et jusqu’au traitement pour améliorer leur résistance. Cela inclut aussi des sociétés d’informatique ou d’électronique dans des domaines très pointus comme l’hydraulique… En tout, le projet a permis d’injecter 12 millions d’euros dans la filière, ce qui est aussi un motif de satisfaction. » Résultat, le Maxi Banque Populaire XI affiche des dimensions hors normes : 32 mètres de long, 23 de large, un mât culminant à plus de 38 mètres et une vitesse maximale de 50 nœuds. Un maxi trimaran comme il en existe seulement cinq ou six et taillé pour les plus belles aventures autour du monde.
Le premier test grandeur nature en compétition aura lieu en novembre lorsqu’Armel Le Cléac’h et Kevin Escoffier s’élanceront au départ de la Transat Jacques-Vabre, le 7 novembre prochain.

Pour en savoir plus

https://www.voile.banquepopulaire.fr

Découvrez d’autres articles de la dernière e-news Synthèses

Immobilier locatif : les dispositifs à ne pas manquer
Locations touristiques : la justice valide les règles de compensation
Aider ses enfants : de nombreuses solutions
Le PEA : une autre manière d’investir dans l’économie réelle
Assurance vie : des droits limités pour le tuteur
L’imprévoyance, un enjeu sociétal