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Assurance vie : les atouts d’un « bon contrat »


Au-delà de ses avantages juridiques et fiscaux, l’assurance vie est un formidable outil de gestion financière. Mais tous les contrats d'assurance vie n’offrent pas les mêmes possibilités. Comment identifier les enveloppes les plus performantes ?

 

28/07/2016

 

Assurance vie : comment choisir un « bon contrat » ?

Assurance vie : comment choisir un « bon contrat » ?
Pour choisir le meilleur contrat d’assurance vie, non seulement adapté à vos besoins du moment mais qui saura aussi évoluer au cours du temps pour s’ajuster à votre profil d’investisseur, plusieurs critères doivent être pris en compte. Diversité des supports, options de gestion, niveaux des frais et modes de calcul, garantie en cas de décès : revue de détails des caractéristiques indispensables d’un contrat performant.


Quels actifs puis-je mettre dans mon contrat ?

Un « bon contrat » doit offrir une gamme de fonds suffisamment large et diversifiée. Objectif : permettre aux souscripteurs de choisir, avec précision, le niveau de risque global de leur investissement en assurance vie. Mais attention à ne pas confondre quantité et qualité… Il n’est pas utile de disposer de plusieurs centaines d’OPCVM pour optimiser une allocation.

  • Couvrir toutes les classes d’actifs
L’important est que les fonds proposés couvrent l’ensemble des classes d’actifs, les principales zones géographiques et les principaux secteurs économiques. Le souscripteur pourra alors composer son allocation d’actifs en répartissant son capital entre des produits plus ou moins risqués : fonds monétaires, fonds obligataires, fonds d’actions généralistes, zones géographiques (Europe, USA, pays émergents…) ou fonds thématiques (immobilier, infrastructures, matières premières…). La possibilité offerte par certains contrats de choisir comme supports financiers des « titres vifs », c’est-à-dire des actions cotées en Bourse ou des obligations, peut également être un critère de différenciation.

  • Pouvoir sécuriser ses placements
La gamme doit également comporter des fonds structurés (comme les fonds à formule) et un fonds en euros de qualité pour sécuriser l’investissement du souscripteur.


Puis-je le gérer librement ?

Si vous souhaitez gérer vous-même votre contrat, autrement dit procéder régulièrement aux arbitrages que vous estimez nécessaires entre ses diverses composantes, plusieurs points sont à examiner.
  • Possibilité d’arbitrer
Le contrat doit permettre des arbitrages « rapides », c’est-à-dire limitant au maximum le délai entre la décision d’arbitrage prise par le souscripteur et l’exécution de son ordre par l’assureur. Ce temps de mise en œuvre ne doit pas excéder quelques jours, une semaine au plus ; c’est important en cas d’évolution brutale des marchés conduisant le souscripteur à reconsidérer son allocation d’actifs.
  • Gratuité ou forfait
La question des frais d’arbitrage est également importante. Les contrats les plus récents proposent parfois un certain nombre d’arbitrages gratuits chaque année ; et facturent les arbitrages supplémentaires selon une tarification forfaitaire ou plafonnée. En pratique, il faut éviter les tarifications strictement proportionnelles (et sans plafond) au montant de l’opération, pénalisantes pour les souscripteurs qui réalisent peu d’arbitrages mais pour des sommes importantes…

Et avec quelles options de gestion ?

Pour aider le souscripteur à atteindre ses objectifs et à optimiser la gestion de son investissement, certains contrats multisupports offrent en outre des options dites « d’arbitrages automatiques ».

  • Sécurisation
Certaines options visent à sécuriser automatiquement une partie du capital constitué : l’option « sécurisation des plus-values », par exemple, transfère régulièrement les plus-values constatées sur les supports en unités de compte vers le fonds en euros.

  • Protection
L’option dite « stop-loss relatif », à l’inverse, protège l’investisseur contre des risques de pertes trop importants : au-delà d’un certain pourcentage de moins-value relative par rapport à la plus haute valeur atteinte par le ou les supports en unités de compte sélectionnés, un arbitrage automatique est déclenché vers le fonds en euros.

  • Dynamisation
D’autres options visent au contraire à dynamiser les sommes investies, comme le transfert automatique des intérêts générés sur le fonds en euros vers les supports en unités de compte de son choix.

  • Diversification
Une option intéressante pour ceux qui souhaitent investir progressivement dans les unités de compte : la diversification progressive du capital. L’investissement réalisé initialement sur le fonds en euros est arbitré au fur et à mesure vers des supports en unités de compte plutôt dynamiques, ce qui a pour avantage, grâce à l’effet de lissage qui en résulte, d’éviter les à-coups des marchés. Au-delà du nombre d’options disponibles, l’important reste les possibilités offertes au souscripteur. Les contrats les plus intéressants sont en effet ceux qui offrent la possibilité de régler finement, unité de compte par unité de compte, les seuils de déclenchement des options.

Puis-je en déléguer la gestion et dans quelles conditions ?

Parmi les souscripteurs, certains préfèrent confier la gestion financière de leur contrat à des professionnels. Là encore, selon les contrats, cette possibilité existe, ou non. Elle est déclinée dans des configurations plus ou moins sophistiquées. Les plus classiques consistent à proposer aux souscripteurs une allocation type correspondant à leur profil d’investisseur. Les contrats les plus haut de gamme offrent une véritable gestion sous mandat personnalisée : il s’agit alors d’une gestion réactive aux marchés financiers qui cerne au plus près le degré d’appétence au risque et l’horizon d’investissement du souscripteur.

Quelles sont les autres options ou caractéristiques auxquelles il faut être attentif ?

Parmi les autres options ou caractéristiques que peuvent également présenter les contrats d’assurance vie, plusieurs méritent d’être soulignées.

  • Niveau des frais
Tout d’abord, le niveau des frais de gestion. S’il est entendu que les contrats les moins chers ne sont pas les meilleurs, les plus chargés en frais sont également à proscrire. Il faut être attentif à la manière dont ces frais sont calculés. Le mode de calcul le plus avantageux pour un souscripteur, surtout s’il dispose d’un capital important, est le mode dégressif qu’on peut trouver dans les contrats récents et qui prévoit une diminution, généralement par palier, du niveau des frais en fonction du niveau du capital constitué.
  • Garantie en cas de décès
Autre critère : la nature et les modalités de mise en jeu des garanties en cas de décès. Les contrats multisupports, exposés aux risques des marchés actions, peuvent en effet subir une baisse. Afin d’éviter cette perte pour les bénéficiaires (en cas de décès du souscripteur), les compagnies d’assurance proposent parfois des garanties, intégrées dans le contrat ou optionnelles, qui sécurisent le capital à transmettre pendant une durée généralement limitée. La plus courante est la garantie « plancher », qui assure la transmission aux bénéficiaires d’une somme au moins égale aux versements nets de frais effectués par le souscripteur en cas de décès. Point important : vérifier que cette garantie plancher ne soit pas assortie d’une sélection médicale préalable.

Enfin, il est toujours préférable de privilégier les contrats où les possibilités de récupérer tout ou partie de son capital – sous forme d’avances ou de rachats – sont les plus souples, et où l’information fournie est aussi la plus fiable, mise à jour presque en temps réel et aisément accessible aux souscripteurs…

 
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