Private equity : des atouts aux origines d’un succès grandissant

Positionnée sur le non-coté et participant à l’essor et au renouvellement du tissu économique, la classe d’actifs du capital-investissement présente d’indéniables qualités et a fait montre d’une résilience certaine lors des récentes crises.

Le capital-investissement (private equity) regroupe les activités consistant à entrer au capital d’entreprises privées non cotées en Bourse, en France et à l’international. Il a pour objectif de financer leur développement, créer de la richesse et des emplois tout en contribuant à l’essor et au renouvellement du tissu économique local. « Ce placement, par nature illiquide, présente l’avantage d’être en partie décorrélé des fluctuations des marchés financiers cotés et dégage souvent des rendements annuels significatifs qui se construisent dans le temps », indique Olivia Faivre d’Arcier, responsable des relations investisseurs chez Adaxtra Capital. Toutefois, un risque de perte en capital pour l’investisseur peut intervenir au terme de son investissement.

Plusieurs façons dinvestir dans le private equity

En dépit d’un ticket d’entrée élevé, le capital-investissement constitue aujourd’hui une alternative intéressante recherchée par les clients privés dans un contexte de taux durablement bas. Or, il existe plusieurs façons d’investir en private equity. Tout d’abord en investissant en direct dans une PME, ce qui présente l’avantage d’être concret mais aussi risqué dans un environnement très concurrentiel. L’investissement dans un fonds de private equity constitue, ensuite, une autre option permettant de bénéficier d’une plus grande diversification (investissement dans plusieurs PME). Enfin, dernière solution, un fonds de fonds offre la possibilité de prendre des parts dans un fonds investi lui-même dans des fonds de capital-investissement. « Cette stratégie permet de se familiariser avec la classe d’actifs en accédant de façon diversifiée à plusieurs gérants difficiles d’accès et à des centaines de sociétés, sur des secteurs et des géographies différents », souligne Olivia Faivre d’Arcier.

Le développement du private equity a donné lieu à une spécialisation des gérants, opérant sur des stratégies différentes entre les fonds primaires et les fonds secondaires. Les premiers investissent dans des sociétés en prenant en compte leur stade de développement plus avancé. Ainsi, le capital-innovation finance les startups innovantes ayant un potentiel prometteur, tandis que le capital-développement accompagne les PME parvenues à un stade de développement et cherchant à financer leur croissance. Le capital-transmission s’opère, pour sa part, à l’occasion d’un changement de la structure actionnariale d’une entreprise. Les fonds secondaires se proposent, quant à eux, de racheter des parts de fonds primaires, apportant ainsi une autre forme de liquidité.

Forte résilience

Le private equity a démontré une forte capacité de résistance durant les différentes crises. Mesurée sur un horizon de 15 ans, la performance nette globale du capital-investissement français est de 11,7 % en moyenne par an(1). Cette performance reflète les atouts de l’investissement dans le non-coté, à savoir la capacité des sociétés de gestion à développer et à transformer les entreprises qui prennent ainsi de la valeur, la très faible volatilité de cette classe d’actifs compte tenu des durées d’investissement de cinq à six ans en moyenne, ainsi que son fort accompagnement en période de crise.

Des particuliers de plus en plus intéressés

Autant de qualités qui séduisent, au-delà des institutionnels, un spectre plus large d’investisseurs. Aujourd’hui, les personnes physiques et les fortunes familiales sont la source de près de 15 % des capitaux investis en France avec des montants multipliés par 8 en huit ans. « Depuis novembre 2019, la loi Pacte permet par exemple aux épargnants d’investir une partie de l’épargne de leur assurance vie dans des parts de fonds professionnels de capital-investissement (FPCI), explique Olivia Faivre d’Arcier. De sorte que les investisseurs avertis, ou ceux qui engagent plus de 100 000 euros, peuvent aujourd’hui consacrer jusqu’à 50 % de la valeur de leur contrat en capital-investissement. » Un atout supplémentaire qui explique que les montants levés en capital-investissement augmentent chaque année en France pour atteindre 18,4 milliards d’euros au premier semestre 2021. Autre preuve de ce succès : en 20 ans, le total dans le monde des actifs de capital-investissement sous gestion est passé de 768 milliards à 8 458 milliards de dollars à fin 2020.

En fonction de son profil de risque et de son horizon d’investissement, le capital-investissement peut ainsi s’avérer être une solution adéquate pour améliorer le couple rendement/risque de son portefeuille en maintenant un niveau de volatilité inchangé. S’entourer de spécialistes pour sélectionner les meilleures équipes de gestion est donc une des clés du succès de l’investissement en private equity. Pour plus d’informations sur cette classe d’actifs, votre banquier privé se tient à votre disposition pour s’assurer qu’elle est adaptée à votre profil d’investisseur et qu’elle répond bien à vos besoins et attentes.

(1) Performance nette des acteurs français du capital-investissement à fin 2020 – France Invest / EY

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