Passer au contenu principal

Le fantasme du digital


 

​22/03/2016

Celui qui n’a pas prononcé le mot « digital » ces dernières 24 heures a soit perdu l’usage de la parole, soit décidé d’adopter un mode de vie punk.

« Digitalisation », « transformation digitale », « entreprise numérique », tous les dirigeants, les communicants et autres influencers ne jurent que par ces termes magiques qui feraient de leurs entreprises (ou celles de leurs clients) un eldorado. Qu’y a-t-il derrière ce terme ? Peu importe, il faut du digital ! Il est la sainte voie de la croissance, de la rentabilité, de la survie, du futur…

Ce terme si abusivement utilisé n’est-il pas l’arbre qui cache la forêt ? N’oublions-nous pas que les Uber et Airbnb, Blablacar et Yoopies ou encore Somhome sont avant tout des exemples à suivre en matière d’expérience client ? À l’évidence, ce ne sont pas leurs applications qui rendent les chauffeurs aimables et les voitures propres, ce n’est pas la digitalisation qui rend la babysitter bienveillante ni hospitaliers les habitants qui louent leurs biens immobiliers…

Hantées par le fantasme du digital, bon nombre d’entreprises ont fini par oublier que seules la satisfaction et la relation client sont les réelles clés du succès. En clamant la digitalisation à tout prix, on néglige tout simplement l’esprit de service qui paradoxalement est le fil conducteur des organisations qui sont vénérées. Au lieu de penser que nous sommes excellents, acceptons de nous faire noter par nos clients et repartons en formation pour (ré)apprendre les basiques de notre métier ; à la place de recruter ceux qui sont disponibles, changeons nos méthodes pour attirer les meilleurs collaborateurs ; plutôt que d’imposer nos visions, asseyons-nous pour écouter nos clients.

S’il faut admettre que la digitalisation est une nécessité, elle n’est que technique et n’est pas une fin en elle-même. La finalité est toujours de servir l’autre, comme personne ne peut le faire à notre place.
 
 

 

 


 

 


 

 


 

 


 
Partager :  

acces directs

Ma banque populaire régionale