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Ingénierie financière


 

​11/07/2016

L’ingénierie financière au service de la croissance

 

Conseil en fusion-acquisition, investissement en capital, restructuration de dette senior : les trois métiers de l’ingénierie financière accompagnent la stratégie de développement des entreprises au plus près de leurs besoins.
 

 

Les Ambulances SNSM en quête d'un repreneur potentiel

Septembre 2013 : Annick et Claude Mauduit, les dirigeants des Ambulances SNSM souhaitent vendre leur société familiale, créée en 1986 à Marolles dans le nord de la Sarthe. Yannick Collet, responsable fusion-acquisition (Fusacq) à la Banque Populaire de l’Ouest à Saint-Grégoire, prend en main le dossier. « Avec 80 salariés, 80 véhicules, 3,6 millions d’euros de chiffre d’affaires et une demi-douzaine d’agences, la PME avait un réel potentiel » explique-t-il.
La force du réseau de la banque prend alors toute sa dimension : une annonce est passée sur le site internet www.ouestingenieriefinanciere.fr et le message est transmis à l’ensemble des responsables d’agence et responsables Fusacq d’Ouest Ingénierie Financière qui regroupe les Banques Populaires de l’Ouest, Aquitaine Centre Atlantique et Val de France.
La directrice de l’agence Entreprises de la Banque Populaire Val de France à Poitiers contacte alors Jean-Charles Suire-Duron, directeur général d’Harmonie Ambulance à Saint-Benoît dans la Vienne.
Ce dernier veut élargir son territoire. La filiale du groupe Harmonie Mutuelle, présente dans 14 départements, emploie 650 salariés et réalise 28 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel.« Nous cherchons à avoir un maillage territorial cohérent en réalisant des croissances externes dans un secteur encore très atomisé, en ciblant le Grand Ouest mais avec une vocation nationale d’ici dix ans, souligne le dirigeant.
En juillet 2014, Jean-Charles Suire-Duron et Yannick Collet entrent en contact et une première rencontre entre cédant et repreneur potentiel est organisée en septembre.
 

Jean-Charles Suire-Duron
Directeur général d'Harmonie Ambulance

Les négociations vont alors démarrer, entrecroisées d’audits. La vente est conclue le 14 septembre 2015. Le repreneur a fait appel, pour le financement de l’opération, à la Banque Populaire Val de France, laquelle a apporté 40 % des fonds sous forme de prêt. Une autre synergie s’est mise en place côté Banque Populaire de l’Ouest, le cédant ayant confié les fonds retirés de la vente à la gestion privée de la banque.
Depuis, les ex-ambulances sarthoises ont embauché une vingtaine de collaborateurs et s’apprêtent à fusionner en fin d’année avec leur maison-mère, concrétisant ainsi la réussite d’une opération exemplaire du savoir-faire de Banque Populaire en matière d’ingénierie financière.
 

Faites jouer les synergies réseau

 

Si vous êtes à la recherche d’une cible pour réaliser une croissance externe, parlez-en à votre chargé d’affaires Banque Populaire. Il vous mettra en relation avec le conseiller fusion-acquisition qui accompagne les cédants au sein de son établissement.
Celui-ci aura peut-être dans son portefeuille une entreprise correspondant à vos critères avec, en prime, la parfaite connaissance du potentiel de la société et de son dirigeant. Ce qui lui permettra de jouer le rôle d’interface entre cédant et repreneur potentiel pour faciliter l’opération.
 

Sogal : restructurer la dette pour financer la croissance

Autre illustration de ce savoir-faire, la syndication de crédits telle que l’a pratiquée la Banque Populaire Atlantique pour l’entreprise Sogal. Ce fabricant de portes de placard et de rangements sur mesure implanté à la Jumellière (Maine-et-Loire), entre Cholet et Angers, a connu plusieurs étapes dans son développement depuis sa création en 1981. Un premier LBO(1) en 2008 a permis au fondateur de céder le contrôle de l’entreprise à un pool d’investisseurs. Quatre ans plus tard, Qualium Investissement (Groupe Caisse des Dépôts) devient majoritaire aux côtés de deux autres fonds et du management.
En 2012, deux nouveaux dirigeants prennent la barre du navire : Dominique Engasser, nommé président et Jean-Marc Bignon, directeur financier. Leurs objectifs : développer le chiffre d’affaires, augmenter les marges et générer du cash.
L’entreprise est restructurée sans plan social et réorganisée. En 2013, la PME améliore sa profitabilité et gagne des parts de marché. Un an plus tard, Sogal décide de trouver un relais de croissance en intégrant une entreprise spécialisée dans le rangement sur mesure. 
 

Dominique Engasser et Jean-Marc Bignon
Dirigeants de Sogal

Les dirigeants souhaitent racheter Agem. Cette société sarthoise « se trouvait être cliente de la Banque Populaire de l’Ouest et comptait à son capital le fonds Ouest Croissance (filiale des quatre Banques Populaires du Grand Ouest : Atlantique, de l’Ouest, Aquitaine Centre Atlantique et Val de France, NDLR). », explique Lionel Martin, chargé d’affaires Grandes entreprises à la Banque Populaire.
À l’époque, Agem réalise 25 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel avec 250 salariés. Pour mener à bien ce projet, Sogal a besoin de  « 55 millions d’euros, pour l’acquisition et pour refinancer la dette senior et les obligations convertibles existantes, résume Benjamin Henri-Rousseau, chargé d’affaires à Atlantique Syndication. Pour concevoir la restructuration de la nouvelle dette, nous avons regardé le profil de rentabilité et de génération de cash flow de Sogal et de sa cible. Nous avons mis en place un emprunt de 55 millions d’euros à amortissement progressif en tenant compte de synergies nouvelles, preuve que nous croyions au projet. »
« Notre dette senior s’amortissait normalement mais nous avions un emprunt obligataire dont le coût était supérieur à celui de la dette bancaire. Banque Populaire nous a proposé les bonnes solutions car ils avaient une bonne lecture de la stratégie de l’entreprise. », se félicite Dominique Engasser. Jean-Marc Bignon insiste pour sa part sur « la proximité opérationnelle » qui s’est mise en place avec Atlantique Syndication grâce à de nombreux échanges informels. Le rachat d’Agem s’est concrétisé en juin 2015. Depuis, le groupe est monté en puissance avec 90 millions d’euros de chiffre d’affaires et 700 salariés. « Agem est passée de 38 à 42 magasins partenaires et nous en aurons sans doute plus de 70 d’ici cinq ans, affirme Dominique Engasser. Nous allons développer un réseau de partenaires à l’étranger, en Europe et au Moyen-Orient, et nous nous intéressons au marché du tertiaire dans l’hôtellerie, les banques et les résidences de personnes âgées. Avec l’ambition de devenir un leader européen. »

1. Leverage Buy Out, rachat avec effet de levier.

 

Le Temps des Cerises : reprendre son destin en main

 

En 1996, Patrice Gonzalez crée Le Temps des Cerises (cafés, thés, chocolats, confiseries) à Agen ; dix ans plus tard, il cède la majorité du capital à plusieurs investisseurs privés, par ailleurs actionnaires du groupe agroalimentaire Gozoki. En 2015, ces actionnaires proposent de fusionner la PME avec le groupe Gozoki ou de revendre leurs parts à Patrice Gonzalez, qui retrouverait ainsi son statut d’actionnaire de référence. « Je devais pour cela trouver des fonds », explique le dirigeant qui entre en contact avec Laurent Sauvade, directeur des investissements de Multicroissance, société de capital investissement de la Banque Populaire Occitane.
« Nous avons été séduits par sa stratégie et ses réalisations qui constituaient des éléments probants de création de valeur », explique Laurent Sauvade. Multicroissance est rejointe par d’autres investisseurs financiers ; la dette senior est bouclée avec les partenaires bancaires historiques, dont la Banque Populaire Occitane. Et, au final, l’entreprise a poursuivi son développement.  Elle emploie aujourd’hui 68 salariés et table sur 12 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016.
 

 

 


 

 


 

 


 

 


 
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