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Les priorités du CJD


 

03/02/2015

 

 

Interview de Richard Thiriet, président national du CJD

 


Vous êtes le nouveau président national du CJD, le Centre des jeunes dirigeants d’entreprise. À quoi sert cette organisation ?
 
Nous sommes un mouvement patronal apolitique né en 1938, qui rassemble aujourd’hui plus de 4 500 chefs d’entreprise et cadres dirigeants de moins de 45 ans engagés pour mettre en œuvre un libéralisme responsable. Nous devons à la fois réfléchir à l’avenir de notre société et nous positionner sur l’actualité qui impacte les entreprises en ayant un rôle d’influence pour apporter des idées novatrices et faire bouger les lignes.
Notre ambition : rendre l’entreprise à la fois plus compétitive, plus performante et plus humaine. Nous défendons des valeurs, pas des intérêts catégoriels. Le CJD est également un lieu où les jeunes dirigeants peuvent venir rompre leur isolement pour progresser dans leur métier par la formation, l’échange et l’expérimentation.
 
 
Vous avez été élu par vos pairs en décembre 2013 et votre mandat a pris effet en juillet dernier pour deux ans. Quelles sont vos priorités ?
 
Mon mandat est placé sous le signe d’une formule : « Créateurs d’oxygène ». Oxygène, parce que de nombreuses entreprises sont aujourd’hui asphyxiées financièrement, victimes
de l’instabilité fiscale et de la complexification croissante du Code du travail. Nous allons donc formuler des propositions pour leur permettre de respirer et de se développer.
Oxygène également, parce que l’organisation de nos entreprises étouffe l’innovation, la créativité, le bien-être des collaborateurs et, en bout de course, la performance.
Nous vivons au sein de structures régies par les principes anciens de hiérarchie, de centralisme, de contrôle quand il faut au contraire privilégier l’autonomie des
collaborateurs et l’agilité dans la conduite des projets. Le CJD œuvre depuis longtemps dans ce sens par un travail de sensibilisation et d’expérimentation. Il s’agit désormais
d’oser diriger nos entreprises autrement, conformément au titre du manifeste que nous avons publié l’été dernier. Oxygène enfin, car nous nous essoufflons dans un monde où
tout va de plus en plus vite et où les technologies nous permettent de rester connectés en permanence. Mais c’est souvent au prix d’un dangereux empiétement sur la vie personnelle. Il s’agit donc de trouver la juste mesure pour garder la maîtrise de nos vies, la juste connexion.
 
 
Vous dites également vouloir « conjurer la fatalité du chômage » ?
 
Je veux que nos adhérents deviennent des « créateurs d’oxygène » pour développer une économie au service de l’Homme. Il s’agit de prendre du recul pour savoir quel profil
d’entreprise nous voulons pour demain. Leur réussite ne doit pas oblitérer notre priorité,
le combat pour l’emploi. Ce combat se gagnera dans les territoires en remettant l’entreprise au cœur de la cité. C’est là ma conviction. Pour cela, nous devons actionner plusieurs leviers : repenser la gouvernance de nos entreprises ; encourager leur fonctionnement en
réseau car l’heure est aux alliances et à la coopération pour conquérir de nouveaux marchés ; accélérer la simplification réglementaire pour fluidifier le marché du travail ;
enfin, prendre la mesure de la révolution numérique.
 
 
La révolution numérique peut-elle réellement être source de création d’emplois ?
 
Depuis 20 ans, les technologies de l’information et de la communication bouleversent notre économie et ce n’est qu’un début. C’est cette révolution qui générera les emplois de demain. Les connaissances et les compétences, les produits et les services doivent évoluer pour permettre aux entreprises d’être les acteurs et non les spectateurs de ce monde en devenir. Le digital introduit une économie de l’immatériel où l’achat d’un service prend le pas sur la propriété d’un bien : par exemple, conduire une voiture adaptée à un besoin momentané plutôt qu’acheter un véhicule. Pour répondre à ces nouvelles habitudes de consommation, nos entreprises doivent cibler aujourd’hui les compétences dont elles auront besoin demain.


 

 


 

 


 

 


 

 


 
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