Bientôt des entretiens pharmaceutiques pour le diabète de type 2

La liste des missions de santé assurées par les pharmaciens devrait encore s’allonger, avec cette fois les diabétiques en ligne de mire. Décryptage d’un nouveau service qui arrivera en officine en 2026.
La crise sanitaire du Covid-19, l’essor des maladies chroniques, les difficultés croissantes d’accès aux soins et le vieillissement de la population ont poussé la profession à se recentrer sur l’accompagnement du patient et la prévention. De la vaccination au dépistage, en passant par les bilans partagés de médication, ou encore le suivi de traitements chroniques, la liste des missions de santé proposées par les pharmaciens n’a de cesse de s’allonger, avec pour objectif premier de libérer du temps médical et d’améliorer la prise en charge des Français. Le pharmacien arbore désormais un nouveau rôle de professionnel de santé : celui de soignant de proximité, accessible, autonome et engagé dans la relation directe avec le patient. Au cours des dernières années, il est ainsi devenu un maillon essentiel du parcours de soins dans les territoires.
Un nouveau suivi pharmaceutique à partir de 2026
Et ce n’est pas terminé ! À partir de l’automne 2026, les équipes officinales pourront proposer un accompagnement renforcé à leurs patients atteints de diabète de type 2. Une nouveauté qui émane d’une réunion du comité national « Programme d’action », organisée à l’initiative de l’Assurance maladie et des représentants de la profession. Cette future mission de santé vise à améliorer l’observance des patients, un enjeu de taille pour les Français touchés par cette pathologie. En effet, la lourdeur du traitement – notamment liée à l’auto-contrôle de la glycémie – en fait un fardeau quotidien. Conforter la place du pharmacien dans l’accompagnement de ces patients constitue donc un véritable levier d’amélioration de leur prise en charge. « En France, il y a plus de 4 millions de patients diabétiques de type 2. C’est une maladie silencieuse, les patients ne sont pas forcément très observants, et cela entraîne beaucoup de complications », détaillait Lucie Bourdy-Dubois, la présidente de la Commission métier de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), au Quotidien du Pharmacien.
D’un point de vue pratique, l’entretien pharmaceutique devra être mené dans un espace de confidentialité de la pharmacie. Un échange initial sera proposé au patient pour définir un programme d’interactions adapté à ses besoins spécifiques. Cette première étape permettra ensuite de choisir 3 axes d’échange parmi 7 thématiques : la compréhension de la pathologie, les traitements, l’observance, le suivi du diabète pour éviter les complications, les complications elles-mêmes, les règles d’hygiène et diététiques, et l’activité physique.
Si l’initiative a déjà été mise en place dans certaines régions comme dans le Grand Est par l’URPS Pharmaciens, elle devrait s’étendre à tout le territoire dans un an. D’ici là, son indemnisation devra être fixée par l’État, en accord avec la profession. En attendant, la CNAM prépare une communication qu’elle diffusera via ses délégués, afin de s’assurer de l’implication des équipes officinales et de garantir le plein succès du dispositif.
Communication à caractère publicitaire et sans valeur contractuelle.
© Crédits photos : Getty Images - Droits Réservés