Le PEA : une autre manière d’investir dans l’économie réelle

En actions ou en parts de fonds d’investissement, gérés directement ou à travers une gestion sous mandat, les investissements souscrits au sein d’un PEA permettent de soutenir les entreprises tout en recherchant le potentiel de rendement des actions.

Dans le contexte actuel, marqué par une crise à la fois économique et sanitaire, tout épargnant peut décider d’investir dans l’économie réelle pour venir en aide aux entreprises. Au-delà de ses caractéristiques fiscales attractives, le plan d’épargne en actions (PEA) facilite la réalisation de cet objectif tout en visant des rendements potentiellement plus ambitieux que ceux affichés par les placements sans risque. En effet, les actions cotées en Bourse ou non cotées permettent de bénéficier de deux sources de gains possibles : le dividende versé annuellement et les plus-values réalisées lors de la vente des titres. Bien entendu, cet investissement en actions demeure risqué. Le dividende peut baisser d’une année sur l’autre, voire être nul comme ce sera le cas cette année pour les entreprises bénéficiant des aides de l’État. Les actions présentent également un risque de perte en capital mais demeurent l’une des classes d’actifs les plus performantes sur le moyen long terme, comme le soulignent de nombreuses études.

Sélectivité et diversification

Pour optimiser le rendement de l’investissement réalisé au sein d’un PEA et minimiser les risques de perte, il est fortement conseillé de respecter certaines règles élémentaires, comme une sélectivité dans le choix des valeurs et une bonne diversification. Pour cela, l’épargnant peut aisément se tourner vers la gestion collective. Souscrire des actions de sociétés d’investissement à capital variable (Sicav) ou des parts de fonds communs de placement (FCP) donne accès à l’expertise de gérants professionnels et à un portefeuille diversifié de titres. Les Banques Populaires disposent d’une gamme riche d’OPC(1) éligibles aux PEA qui permet de saisir les opportunités inhérentes, notamment, aux marchés des actions, outre la possibilité de privilégier des secteurs d’activité et/ou des zones géographiques répondant aux caractéristiques d’investissements possibles dans un PEA.

Soutenir la relance

L’épargnant peut aussi choisir d’accentuer et de cibler son soutien à l’économie réelle en souscrivant des parts de fonds ayant obtenu le label Relance(2). Mis en place depuis le 10 octobre 2020, celui-ci permet de distinguer les fonds qui participent au financement des PME françaises et contribuent ainsi à relancer l’économie. Pour rappel, le respect de critères d’éligibilité nécessite que les organismes de placement collectif investissent une partie significative de leur actif (au moins 30 %) dans des entreprises françaises (fonds propres ou quasi-fonds propres), dont des PME et ETI. De même, ces OPC doivent répondre à des critères d’investissement environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

Enfin, si l’épargnant estime qu’il n’a pas les compétences nécessaires à l’investissement en Bourse ou s’il n’a que peu de temps à y consacrer, il peut alors confier la gestion de son portefeuille à des experts via la gestion sous mandat.

(1) Organismes de placement collectif dont les Sicav, les FCP et les fonds d’investissement alternatifs (FIA)
(2) https://www.banquepopulaire.fr/conseils/epargne-solidaire-engagee-fonds-label-relance/