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Exporter ou s'implanter

Le back office et le middle office sont la clé de voûte de l’expertise bancaire permettant de gérer les spécificités de chaque pays. Présentation du responsable Prestations internationales de la Banque Populaire Loire et Lyonnais, Bernard Vaissellet.

Back office international


Back office international : zoom sur la gestion de vos flux financiers hors de France

 
1. Traitement des flux internationaux 
 
Le back office international est un service constitué de deux pôles : l’un traite avant tout les flux bancaires internationaux des entreprises, virements, chèques, effets et remises documentaires import et export ; l’autre traite les engagements par signature de l’international, c'est-à-dire les crédits documentaires import et export, les garanties internationales, les lettres de crédit stand-by et les avals de traite. Quel que soit le pays dans lequel une entreprise décide de poser le pied, ce service se doit donc de connaître et de maîtriser parfaitement l’ensemble des réglementations nationales liées à chacun des moyens de paiement disponibles. Du fait de législations qui diffèrent parfois énormément d’une contrée à l’autre, l’expertise pointue d’un back office bancaire est donc particulièrement utile pour les entreprises désireuses d’explorer de nouveaux marchés dont elles ne maîtrisent pas les arcanes financiers et comptables.
 
 
2. Conseil et prévention des risques
 
Si pointue soit son expertise en matière de traitement des flux à l’international, le rôle du back office ne se limite pas à cette opération. Il consiste aussi à conseiller et à alerter ses clients. Plus qu’un back office international au sens strict du terme, il s’agit alors davantage de middle office.
 
Faute de posséder une expérience étendue sur de telles opérations, les PME ont en effet une tendance naturelle à traiter leurs flux étrangers de la même manière que leurs flux domestiques.
 
Avant d’entamer la moindre relation commerciale dans un pays inconnu, il est donc fortement recommandé aux entreprises de s’adresser, en amont, à leur banque. Le middle office international les :
  • conseillera sur le meilleur moyen de paiement à adopter dans le pays ciblé ;
  • alertera sur les risques encourus par l’emploi d’un mode de paiement alternatif ;
  • informera avec précision sur la nature et les limites des garanties internationales prises en charge par la banque pour chaque pays.

 

Trois exemples de spécificités réglementaires en matière de moyens de paiement :

 

Espagne : dans les transactions, un moyen de paiement appelé « pagare » est parfois utilisé. Souvent assimilé par les exportateurs français à un chèque classique en raison de son format très approchant, il n’en est rien. Il s’agit en fait d’un produit hybride entre le chèque et l’effet, donc payable à échéance.

 

Pays anglo-saxons : à la différence de la France, dans la plupart des pays anglo-saxons, l’émetteur d’un chèque est en droit de faire opposition à son paiement auprès de sa banque. Ceci sans la moindre justification.

 

Algérie : attention également aux moyens de paiement réglementés dans un pays. Par exemple, le paiement par remise documentaire n’est pas accessible à toutes les sociétés algériennes, tout dépend de leurs activités.

 


 
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