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Michel et Augustin à New York


 

​10/06/2016

Par Catherine Barba
 
 

Rencontre avec un entrepreneur français implanté à NYC :

Augustin Paluel-Marmont, fondateur de Michel et Augustin

 

 

Pourquoi être venu à NYC ?

« Pour faire rayonner le savoir-faire pâtissier français dans le monde entier » - Augustin Paluel-Marmont qui s’est installé en famille à New York en septembre 2015 en est convaincu : partout où il y a une bouteille d’Evian dans le monde, il y a une place à prendre pour les produits Michel et Augustin. Et quand on a ainsi l’ambition de faire rayonner son métier dans le monde entier, NYC est probablement le meilleur endroit pour se lancer, parce que c’est une planète en soi, une mosaïque de cultures, *« la plus grande collection de villages sur terre »* comme disait le journaliste Alistair Cook, où classes sociales, genres, goûts et coutumes n’en finissent pas de se mélanger.

Fantasmes et idées reçues sur NYC ?

Fascinant… L’énergie de New York n’est pas un mythe, on y vit tout avec beaucoup plus d’intensité. Les gens ont faim de réussite et d’innovation, et l’état d’esprit tourné vers l’action des Américains est absolument contagieux. A New York, on ressent que tout est possible.
 
Surprenant… Ce qui n’est pas américain est « *irrelevant* » pour les Américains, autrement dit ça ne les intéresse pas ; quand on est une marque française, il faut donc repartir de zéro, en ce sens qu’il faut exister localement, s’efforcer de faire partie de leur histoire.

Décevant… A l’ère du Big Data et du « tout digital », le retail alimentaire à New York relève du Moyen-Âge ! On est dans des commerces à l’ancienne, avec des étiquettes papier que l’on colle et des organisations dignes d’épiceries de quartier, même dans les grandes enseignes de la distribution ou chez Starbucks. La relation client aussi est finalement décevante. L’accueil plein d’empathie, de considération, d’écoute, de gentillesse est loin d’être systématique.

Quel état d’esprit faut-il avoir pour réussir aux États-Unis ?

Quand on quitte ses bases, on apprend toujours beaucoup. La meilleure étude de marché à faire reste le terrain. Il faut du temps pour réussir, donc de l’argent. L’erreur est de vouloir aller trop vite, il faut probablement des mois, peut-être des années au démarrage pour comprendre son environnement, se construire un écosystème et BIEN réussir son lancement.


Interview réalisée par Catherine Barba, fondatrice du PEPS Lab, un centre d'innovation sur les pratiques multicanal des points de vente.

 

 


 

 


 

 


 

 


 
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