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Alain Bloch : « Les entrepreneurs changent le monde »


 

​22/09/2015

 

 

Alain Bloch (HEC) : « Les entrepreneurs changent le monde. »

 

L’entreprise, un projet de vie
 
« Pour les étudiants d’HEC Entrepreneurs, l’entrepreneuriat est d’abord un projet de vie, et ce quelle que soit leur ambition. La création d’une entreprise se fait sur la base d’une technologie de rupture avec une levée de fonds ou via un projet plus modeste, par exemple dans l’économie solidaire. »
 
Alain Bloch dirige le mastère entrepreneuriat d’HEC. Ce cursus attire chaque année une centaine d’étudiants, élèves d’HEC ou diplômés bac+5, en majorité ingénieurs, qui se destinent à l’entrepreneuriat et viennent acquérir les compétences en gestion qui leur font encore défaut.
 Rien d’étonnant, selon lui, à ce que les réponses du panel étudiant diffèrent un peu de celles des dirigeants d’entreprise interrogés dans le cadre de l'enquête Ifop - Banque Populaire sur l'entrepreneur de demain. « Le chef d’entreprise a toujours le nez dans le guidon et sa priorité va d’abord à la performance de sa société. Le quotidien l’aspire complètement. Il a du mal à prendre du recul, surtout dans la période actuelle de crise. Avec les étudiants, il y a forcément une différence générationnelle. Ils sont encore un peu utopistes, idéalistes. Mais en même temps, leurs positions n’ont rien de complètement irréalistes. Les entrepreneurs changent le monde, il faut être aveugle pour ne pas le voir. »
 
 
Un acte politique
 
Si les apprentis entrepreneurs veulent « innover, être acteurs du progrès » et « rendre le monde meilleur », c’est parce qu'aujourd'hui, les plus grandes entreprises au monde ont été créées par des étudiants. Alain Bloch fait en effet allusion aux Google, Facebook et autre Apple ou Microsoft. « Quand on avait leur âge, les entreprises n’étaient pas le bon moyen pour changer le monde. C’était plutôt la politique ou l’engagement social. Aujourd’hui, quand on crée une entreprise, on fait tout à la fois : on satisfait ses aspirations personnelles, on conquiert son indépendance, on gagne de l’argent et on change le monde, plus qu’avec n’importe quel combat politique. Cela explique le succès grandissant de l’entrepreneuriat auprès des jeunes générations. »
 
 
Le profit n’est plus une fin en soi
 
Les jeunes entrepreneurs transforment également en profondeur la façon de manager une entreprise. « Une page est en train de se tourner. Le management ne peut plus répondre à l’injonction de l’économiste Milton Friedman, selon qui la seule responsabilité sociale des entreprises et de leurs managers est de maximiser le profit. Nous lui avons emboité le pas mais cette période est révolue. Aujourd’hui, la communauté des chercheurs en management et les jeunes entrepreneurs sont convaincus que l’entreprise n’est pas une simple machine à faire du profit. Chaque entreprise est un projet collectif qui repose sur des solidarités différentes, des modes de travail différents, des organisations différentes. Ce qui compte, c’est la pérennité de ce projet et cette conviction est partagée par les dirigeants des entreprises les plus performantes sur le long terme. »
 
 

 

 


 

 


 

 


 

 


 
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