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Pilotez votre trésorerie


 

​03/03/2015

 

Gilles GillierTrois témoins d'une gestion sereine de leur trésorerie : Radiance Groupe Humanis Grand Est, l'association OETH et le Château de la Messardière.

 
Qu’elle soit ou non à but lucratif, une entreprise ou personne morale doit avoir les ressources nécessaires pour faire face à ses dépenses courantes. Elle a également le devoir de rentabiliser ses rentrées d’argent dans une logique de saine gestion financière.

 

 

Radiance Groupe Humanis Grand Est : simplicité et performance
 
La mutuelle santé Radiance Groupe Humanis Grand Est réalise 79 millions d’euros hors taxes de chiffre d’affaires annuel. Pour elle, qui assure près de 120 000 personnes et compte plus d’un millier d’entreprises adhérentes, la gestion de tr��sorerie est un incontournable. « Nous encaissons chaque année environ 88 millions d’euros de cotisations TTC, confie Emmanuel Durand, son directeur général, et nous reversons 65 millions d’euros de prestations par virements. Chaque jour, le solde de notre trésorerie avoisine plusieurs centaines de milliers d’euros. »
Pour gérer le solde de trésorerie, Radiance Groupe Humanis Grand Est a besoin de solutions simples, automatisées et performantes. D’abord à court terme avec un mandat de gestion : « chaque jour, nous comptabilisons le solde positif sur ses comptes et nous le rémunérons chaque trimestre en calculant les intérêts en fonction des dates de valeur. » Une optimisation entièrement automatisée. Au-delà, les excédents de trésorerie sont placés à moyen terme sur un livret institutionnel ou sur un compte à terme avec une rentabilité supérieure et une progressivité des intérêts.
Autre solution, les bons à moyen terme négociables (BMTN) et certificats de dépôts négociables (CDN). Ces titres de créances négociables émis par la banque d’un montant unitaire supérieur à 150 000 euros offrent une grande souplesse dans la durée du placement, de dix jours à plusieurs années, avec un capital garanti à l’échéance. « Notre activité est très encadrée par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), rappelle Emmanuel Durand, c’est pourquoi nous devons diversifier nos placements avec des solutions d’investissement conformes à notre profil de risque. Placer nos soldes de trésorerie sur un livret ou un compte à terme nous permet d’attendre des conditions favorables pour investir sur le marché obligataire, notre principale cible d’investissement moyen/long terme. »
 
  
OETH : une obligation de placement sans risque et une disponibilité permanente
 
L’association OETH (Obligation d’emploi des travailleurs handicapés) collecte les contributions financières pour l’emploi de travailleurs handicapés(1) des établissements à but non lucratif, puis redistribue ces fonds en finançant les programmes d’actions de ces mêmes établissements pour l’insertion et le maintien dans l’emploi des salariés handicapés. « Nous avons 14 500 adhérents et collectons chaque année en moyenne 8 millions d’euros de contributions financières : 15 % financent nos frais de fonctionnement, le reste est redistribué, détaille Olivier Legendre, directeur général d’OETH. Environ 85 % de la collecte est réalisée en février, le reste en mars. Parallèlement, nous recevons toute l’année quelque 2 500 demandes d’actions à financer. Nous devons donc avoir une disponibilité de trésorerie permanente afin d’assurer le financement de nos activités sur neuf mois maximum, sans recette externe. Et comme nous gérons des fonds publics, nous avons une obligation de placement sans risque. » OETH place ses excédents de trésorerie sur deux livrets et sur des comptes à terme à taux d’intérêt progressif. Un placement sans risque en capital pendant toute la durée du contrat (jusqu’à dix ans) avec des montants compris entre 150 000 euros et 5 millions d’euros. Les gains permettent de couvrir les frais de fonctionnement.
 
 
Château de la Messardière : un accord gagnant-gagnant
 
Le Château de la Messardière à Saint-Tropez, un hôtel 5 étoiles, réalise ses 15 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel entre avril et novembre. « Nous devons faire face à la très grande saisonnalité de notre activité, explique son propriétaire Gilles Gibier, puisque nous engrangeons 80 % de notre résultat sur deux mois d’été. À l’automne, notre trésorerie est au plus haut mais l’hiver, nous courons le risque de passer en négatif alors même que nous devons financer de très gros investissements et que la TVA sur travaux doit être décaissée sans pouvoir être récupérée immédiatement. » Tous les ans le Château de la Messardière effectue, hors saison, au moins un million d’euros de travaux pour entretenir son patrimoine. En hiver, pour compenser la non-rémunération de sa trésorerie positive en saison, la société se voit ouvrir par la Banque Populaire Côte d’Azur une ligne de trésorerie équivalente à la moyenne du solde non rémunéré de la période précédente. « La banque, qui doit veiller à ses ratios emplois-ressources, peut ainsi rester dans la limite des critères imposés, et l’entreprise de son côté intègre des disponibilités nécessaires en période creuse pour financer sans stress ses travaux d’entretien et la TVA qu’elle ne peut récupérer avant sa nouvelle saison. C’est un accord gagnant-gagnant, réservé aux grandes entreprises capables de générer suffisamment de liquidités », conclut Gilles Gibier.
 
  
(1) Les entreprises de 20 salariés et plus qui ne respectent pas l’obligation d’emploi de 6 % de travailleurs handicapés sont soumises à une contribution financière.​
 

 

 


 

 


 

 


 

 


 
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