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Financer l’innovation


 

22/04/2015

 

Investir en capital pour financer l'innovation

 

Le financement de l’innovation est un puissant levier pour accroître la compétitivité des entreprises, doper leurs performances à l’international et participer à la relance de l’investissement. De nouveaux dispositifs existent qui permettent aux entreprises de faire financer toutes leurs dépenses d’innovation : innovation technologique, d’organisation ou de commercialisation.
 
 
 
 
Eliopack : innover pour gagner en compétitivité
 
Jérôme Bardini, président fondateur de la société Eliopack, est formel : à défaut d’obtenir un crédit spécifique, sa PME basée à La Ferté-Bernard (Sarthe) aurait puisé dans ses fonds propres pour financer son projet innovant, au risque de compromettre son équilibre. Cette société spécialisée dans l’impression et l’assemblage de films d’emballages souples (opercules, dosettes, films techniques) emploie 49 salariés et a réalisé 18,8 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2014, enregistrant 200 % de croissance en l’espace de quatre ans. Elle a franchi un cap technologique avec la mise au point d’une machine unique au monde permettant d’imprimer en plus grandes dimensions. « Pour valider l’installation de la machine, nous devions tester en grandeur réelle sa conformité avec les normes de nos clients » explique Jérôme Bardini.
Début 2014, l’agence Entreprises Sarthe de la Banque Populaire de l'Ouest propose à l’entreprise de bénéficier du nouveau dispositif Innov&Plus pour cofinancer pour moitié avec Bpifrance un prêt de 488 000 euros à taux d’intérêt bonifié garanti par le Fonds européen d’investissement (FEI).
 
Ce dispositif a permis à Eliopack de financer la phase de mise au point de la machine, mais également le coût de son utilisation à blanc en grandeur réelle durant six mois.
 
 
OnPrint : financer la mise au point en amont de l’innovation
 
« L’imprimé continue à jouer un rôle déterminant dans l’univers des médias, souligne l’entrepreneur, mais il fallait lui donner une nouvelle dimension multicanale. » Avec son associé Pete Pierce, Olivier Gravet crée Onprint en 2013 pour l’enrichissement interactif des imprimés. « Notre technologie permet de flasher une image avec un smartphone, pour accéder immédiatement à un contenu digital sur Internet, explique Olivier Gravet. Nous avons développé une plateforme pour permettre à nos clients de générer des liens de façon automatique et de changer le contenu à volonté. »
 
La Banque Populaire du Nord a accordé à Onprint un prêt de 200 000 euros, « en attendant la mise en place d’une subvention de Bpifrance », explique Jérôme Nay, directeur de l’agence Grands comptes de la Banque Populaire du Nord. « Heureusement, car nous avions besoin de faire la démonstration de la réalité et de la pertinence de notre offre en mettant en place notre plateforme et notre application mobile, insiste Olivier Gravet. Ce prêt a servi à financer le développement technique en interne et chez des prestataires. »
 
 
Azimut : supporter le coût managérial de l’innovation
 
Chez Azimut près de Lorient, la problématique n’était pas tant technologique que managériale. Jean-Marie Corteville a fondé l’entreprise il y a vingt ans. Aujourd’hui, la PME vise 2 millions d’euros de chiffre d’affaires avec 15 salariés. Son métier : les bornes interactives, l’affichage dynamique, les solutions internet, les logiciels de type applications pour mobiles… Il y a quatre ans, l’entreprise s’est lancée dans la mise au point d’un outil inédit de création de sites internet. « Nous voulions permettre à nos clients de créer des sites de marques multilingues, de façon fluide et ergonomique », explique Jean-Marie Corteville.
 
La mise au point d’une plateforme numérique universelle de gestion de contenus web enrichis et de mutualisation de sources d’informations a nécessité la mobilisation dans l’entreprise de deux collaborateurs à temps plein, dont une ingénieure spécialement recrutée. « Nous n’aurions pas pu financer cette dépense uniquement sur nos fonds propres », reconnaît Jean-Marie Corteville dont la société a consacré 200 000 euros d’autofinancement à son projet.
 
Azimut a pu compter sur une somme équivalente sous forme de prêts de Bpifrance et de la Banque Populaire Atlantique « pour financer à la fois du matériel, la réorganisation de locaux ainsi que des salaires » confie Nathalie Ricard, conseillère au centre d’affaires Lorient Entreprises.




 

 


 

 


 

 


 

 


 
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