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Flash marchés du 14 au 18 août 2017


 

​Le 21/08/2017

 

Environnement économique

 

États-Unis : le compte rendu du comité de politique monétaire des 25-26 juillet derniers montre une division entre les membres à propos d’un relèvement supplémentaire des taux directeurs d’ici décembre prochain. La faiblesse de l’inflation, des statistiques sur le marché immobilier et, d’une façon générale, l’absence d’emballement de l’activité globale montre qu’il n’y a pas urgence pour un resserrement monétaire. D’autres restent préoccupés par des tensions sur le marché du travail dans une situation de quasi plein emploi.
 
Zone euro : la croissance au deuxième trimestre a été confirmée à 0,6 %. Sur un an en glissement, l’activité a augmenté de 2,2 %. La hausse de l’euro vis-à-vis du dollar vient compliquer la tâche de la Banque centrale dans sa volonté de réduire sa politique d’assouplissement monétaire. La valorisation de la monnaie unique handicape les exportations et fait baisser les prix des produits importés et donc l’inflation globale. En France, l’amélioration du marché du travail a été confirmée par l’INSEE. En prenant les normes du Bureau international du travail (BIT), le taux de chômage, à 9,2 % en France métropolitaine, atteint un point bas depuis 2012. Il a diminué pour les salariés entre 25 et 49 ans, et ceux de 50 ans ou plus. Mais il a augmenté pour les jeunes.
 

Marchés financiers

 
Taux : alors que les banquiers centraux s’interrogent sur la poursuite d’une politique monétaire accommodante, une étude de Natixis vient estimer les effets sur les taux 10 ans du vaste programme d’achats de titres des Banques centrales européenne et américaine. Selon eux, sans ces programmes, les taux longs américains se situeraient à 3,8 %, au lieu de 2,2 % aujourd’hui. Au sein de la zone euro, les taux 10 ans allemands seraient à 1,4 %, au lieu de 0,4 % actuellement. Il faut ajouter environ un demi-point pour avoir le taux français équivalent.
 
 
Actions : les attentats en Espagne, la hausse de l’euro et la situation de plus en plus confuse qui règne autour du président Trump ont relancé le doute des investisseurs. Ce dernier point a déjà été évoqué dans l’hebdomadaire du 24 mars dernier. Les échecs répétés du nouveau Président américain n’ont pas empêché la bourse américaine, jusqu’à présent, de voler de record en record. Mais la rumeur d’une démission de Gary Cohn, principal conseiller économique à la Maison Blanche et garant du projet de réduction d’impôt, fragilise la crédibilité économique de l’administration américaine. Selon Crédit Suisse, quand l’euro s’apprécie de 10%, la croissance des entreprises européennes est amputée de 6 points et les actifs européens sous-performent de 4%. Parmi les exportateurs européens les plus pénalisés figurent la pharmacie, les biens de consommation, les biens d’équipements et l’aéronautique.
 
Rédigé le 18/08/2017

 

 


 

 


 

 


 

 


 
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