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Flash marchés du 16 au 20 janvier


 

 

le 23/01/2017
 

Environnement économique

 

Zone euro : le déficit budgétaire de l’État français s’est établi à 68,98 milliards d'euros en 2016. Il s’inscrit en baisse de 1,5 milliard d'euros par rapport à 2015 et en retrait d'un milliard d'euros par rapport aux prévisions. Ce résultat est la combinaison d’un rendement inférieur de l’impôt sur les sociétés, des revenus supérieurs de la TVA et de l’impôt sur le revenu des ménages. La Banque centrale a confirmé sa politique accommodante pour cette année. Elle a précisé que la remontée de l’inflation répondait surtout à un facteur transitoire : la hausse du prix du pétrole. Enfin, Theresa May a présenté une feuille de route sans concession pour la sortie de l’Union européenne, tout en réaffirmant que l’UE resterait un grand partenaire, en particulier pour la défense et l’union douanière.

 
Chine : la croissance de l’activité a atteint 6,7 % en 2016, après 6,9 % en 2015. Ce chiffre est conforme à l’objectif officiel d’un doublement du PIB entre 2010 et 2020, ce qui suppose une progression annuelle d’au moins 6,5 % à partir de 2016. Mais cela a été permis grâce à une envolée de l’endettement public (projet d’infrastructure) et privé (immobilier et entreprise), le total passant de 254 % du PIB à 277 % du PIB en un an, selon les calculs de la Banque UBS. Les prix de l’immobilier résidentiel ont fortement monté, avec des hausses de plus de 20 % dans des grandes villes comme Pékin, Shenzhen ou Shanghai. Le secteur de l’immobilier et de la construction représente environ 15 % du PIB. La dette des entreprises, de son côté, représente à elle seule 160 % du PIB. Tout ceci suscite des craintes et il n’est pas impossible que le gouvernement soutienne moins l’économie cette année, afin de maîtriser les risques financiers.
 
États-Unis : la Banque centrale a fait part de son intention de monter ses taux directeurs à deux ou trois reprises cette année, alors que le pays connaît un quasi plein emploi et un cycle de croissance économique particulièrement long, puisqu’il a débuté à la mi-2009. Les indicateurs économiques de la semaine, baisse des demandes d’indemnités de chômage, hausse des mises en chantier dans l’immobilier et indice de la Fed de Philadelphie en expansion, attestent de la bonne vigueur de l’activité.
 

Marchés financiers


Taux : hausse des taux souverains à 10 ans de 10 points de base aux États-Unis et en France à 2,50 % et 0,91% respectivement en fin de semaine, et de 8 points de base en Allemagne (0,41 %). Ces hausses s’expliquent par le discours de la Banque centrale américaine et les tensions inflationnistes dans la zone euro (inflation de 1,1 % en décembre), en particulier en Allemagne où la hausse des prix a atteint 1,7 % le mois dernier.

Actions : repli des indices en zone euro. La bourse américaine a été soutenue par les bons résultats d’ensemble des banques américaines pour le quatrième trimestre 2016. Ces bonnes surprises trouvent leur source dans les bons résultats des salles de marché après l’élection de Donald Trump, en particulier dans les activités de taux et de change. En revanche, l’activité de trading actions, la baisse du rythme des fusions-acquisitions et des introductions en bourse ont été soulignées par la plupart des grandes banques.

Rédigé le 23/01/2017


 

 


 

 


 

 


 

 


 
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