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Croissance externe


 

​08/12/2015

 

Croissance externe : et si vous ouvriez votre capital ?

 

 


Mode de financement idéal pour les projets à fort potentiel de création de valeur, le capital investissement mérite toute l'attention des PME. Jacques Spicq, membre du directoire et Directeur régional Sud-Ouest de Naxicap, détaille les vertus de cette alternative au crédit classique.

 

Pouvez-vous nous rappeler ce qu’est le capital investissement ?

Le capital investissement désigne l’ensemble des opérations consistant à prendre des participations au capital de sociétés non cotées. Ces opérations sont effectuées par des fonds d'investissement généralistes ou dédiés à un secteur d’activité. Les structures spécialisées dans de tels investissements appartiennent à des banques ou sont indépendantes.
 

Dans quelles circonstances les entreprises sont-elles amenées à y faire appel ?

Ce mode de financement trouve sa place à différentes étapes du cycle de vie d’une société.
Le premier type de capital investissement, connu sous le terme de capital risque, correspond à deux phases distinctes chronologiquement très proches l’une de l’autre : le « capital amorçage » qui intervient avant ou au moment du démarrage de l’activité, et le « capital création » qui concerne le tout début de l’existence de l’entreprise.

Vient ensuite ce qui constitue le cœur des besoins des entreprises : le « capital développement ». Il consiste à accompagner des structures profitables existant depuis plusieurs années et ayant un projet de développement ambitieux.
Le cas le plus typique est la croissance externe, mais il peut aussi s’agir de la construction d’une nouvelle usine, de l’ouverture d’une filiale à l’étranger, etc.

Toujours dans cette logique du cycle de vie, le besoin de fonds propres peut aussi se présenter au moment de la cession de l’entreprise. Connues sous le terme anglais de LBO(1), ces opérations de « capital transmission » reposent sur un montage juridico-financier qui permet au repreneur d’acquérir une société sans avoir à apporter la totalité des fonds nécessaires. Citons enfin un dernier segment en marge des quatre autres : le « capital retournement ». Le fonds d’investissement acquiert dans ce cas une part majoritaire (voire la totalité) d’une société en difficulté, afin d’y injecter des fonds permettant de la redresser.
 

Quel intérêt le dirigeant a-t-il à privilégier ce mode de financement ?

La quasi-totalité des prises de participation étant minoritaires, l’entrepreneur ne perd pas le contrôle de sa société. Au-delà de cet aspect, il faut envisager le capital investissement comme un complément à d’autres modes de financement. En particulier dans le cadre du « capital développement », il trouve toute sa raison d’être lorsque l’entreprise a atteint un taux d’endettement ou de fonds propres qui l’empêche de poursuivre sa croissance via le recours au crédit.
En accueillant dans son capital un fonds d’investissement dont les intérêts convergent avec les siens, le dirigeant de PME trouve aussi l’opportunité de sortir de son isolement : partager ses projets, ses espoirs et ses craintes avec des spécialistes de la stratégie d’entreprise lui apporte un niveau de créativité qu’il n’avait pas imaginé jusqu’alors. Les dirigeants d’entreprise apprécient en outre l’approche financière des représentants de ces fonds qui sont bien sûr experts sur toutes les problématiques de croissance externe, de structuration de dette, de financement de l’innovation, etc.
Enfin, un dernier point clé : lorsqu’un fonds d’investissement émane d’une institution financière renommée comme dans le cas de la Banque Populaire, sa présence au capital renforce très nettement la crédibilité de l’entreprise auprès de ses clients, fournisseurs et autres partenaires.
 

Le capital investissement est-il réservé à une typologie précise d’entreprises ?

Si l’on met de côté les cas particuliers du « capital risque » et du « capital retournement », le capital investissement s’adresse uniquement aux entreprises en bonne santé financière.
Quant aux projets industriels à l’origine de l’ouverture du capital, ils doivent avoir vocation à générer une forte création de valeur.
En revanche, hormis pour certains fonds sectoriels ou opérant sur des tickets d’investissement minimum, le chiffre d’affaires et le domaine d’activité ne constituent pas des critères déterminants.
Ainsi, de nombreuses PME françaises accueillent actuellement un fonds d’investissement dans leur capital.
 
(1) Leveraged buy-out

 
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