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Réforme des retraites complémentaires


 

​le 21/11/2018

 

Retraites complémentaires : ce qui va changer en 2019

 

Le 1er janvier 2019, les régimes Agirc et Arrco seront fusionnés. Une opération destinée à rendre plus lisibles les systèmes de retraite complémentaire des salariés, mais qui s’accompagne également de mesures impactant l’âge de départ à taux plein. Explications. 
 
Le 1er janvier prochain, les deux régimes de retraites complémentaires de tous les salariés (l’Agirc) et celui des cadres (l’Arrco) seront fusionnés en un seul régime, le régime Agirc-Arrco. Ce rapprochement, qui « s’inscrit dans la continuité des deux régimes » existants, comme l’expliquent les partenaires sociaux, vise à garantir les droits des actifs et des retraités de manière « plus simple et plus lisible ».
 

Peu de changement pour les retraites des salariés en activité

 
Pour les salariés en activité, dont la date de départ en retraite est encore lointaine, peu de changements majeurs sont à signaler. La fusion implique toutefois la conversion des points acquis. La formule de conversion garantit, selon le site agirc-arrco, « une stricte équivalence des droits », sachant notamment que la valeur du nouveau point Agirc-Arrco sera identique à la valeur du point Arrco.

 

Les nouveaux paramètres du régime unifié entraineront également quelques modifications sur les bulletins de paye, en raison des changements d’assiette et des taux de cotisations. L’assiette des cotisations du régime unifié ne comprendra en effet que 2 tranches de salaires, contre 3 actuellement.

 

Sa mise en place n’aura que peu d’effets pour les rémunérations allant jusqu’au plafond de la Sécurité sociale(1), mais entrainera des pertes de salaires au-delà (jusqu’à environ 240 euros par mois pour les salaires les plus élevés).

 

Mise en place d’un coefficient temporaire de majoration ou de minoration lors du départ à la retraite

 

La réforme globale du système modifie par ailleurs les critères de revalorisation du point de retraite : celui-ci sera dorénavant évalué en fonction de la hausse de la masse salariale et non plus de l’inflation, comme actuellement. Une modification favorable aux ayants droits.
 
Ceux qui s’approchent de la retraite seront en revanche soumis à un nouveau dispositif de « malus » temporaire. A compter du 1er janvier 2019, les personnes nées en 1957- ou après- qui remplissent les conditions pour bénéficier de leur retraite de base à taux plein - à 62 ans ou plus tard-, et souhaitent faire valoir leurs droits au départ, se verront appliquer un coefficient de minoration de 10 % sur le montant de leurs pensions durant 3 ans, au maximum jusqu’à l’âge de 67 ans. Pour échapper à ce malus, il conviendra de travailler 4 trimestres civils de plus que celui qui octroi le taux plein du régime général. Ce qui, pour une personne ayant atteint le taux plein à 62 ans par exemple, reviendra à repousser sa date de départ à 63 ans.
 
Un mécanisme de bonus temporaire est également mis en place, permettant à l’inverse d’accroitre pendant un an le montant de sa pension de 10 % (si 8 trimestres civils travaillés en plus), 20 % (12 trimestres), ou 30 % (16 trimestres). Dans tous les cas, il devient important, voir essentiel, d’effectuer des simulations chiffrées et de prendre conseil auprès d’un spécialiste afin de déterminer, en fonction des options possibles, la meilleure stratégie à adopter.

(1) 3 311 euros par mois en 2018

 


 

 


 

 


 

 


 

 


 
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