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Les placements financiers des ménages


 

​Le 31/01/2020

 

Quels placements financiers pour les ménages en 2020 ?

 

Un peu plus de 68 milliards d’euros ont été investis en épargne financière en 2019. Quel sera le niveau de ces investissements en 2020 ? Et quels sont ceux (actions, obligations, fonds, assurance vie,…) qui seront le plus privilégiés  le plus par les ménages français ? Prévisions…

 


 
Quels montants seront investis, en 2020, dans l’épargne financière ? Parallèlement, les ménages français recourront-ils à en l’épargne monétaire, comme en 2019, principalement via les comptes sur livrets ? Ou investiront-ils plus massivement en épargne financière, notamment grâce aux supports en unités de compte des contrats d’assurance vie ? 
 

Collecte nette en placements financiers : autour de 58 milliards d’euros en 2020


Pour la Direction Etudes & Prospective du Groupe BPCE, il ne faut sans doute pas s’attendre à des flux nets aussi élevés cette année qu’en 2019. Dans une étude parue en novembre dernier(1) , elle rappelle en effet que la collecte nette d’épargne tant financière que monétaire a bénéficié l’an dernier de deux phénomènes concomitants. D’une part, l’accélération « ponctuelle » du pouvoir d’achat des ménages (estimé à +2,3%). Et, d’autre part, d’une distribution « toujours très élevée » de crédits immobiliers, dont l’encours aura progressé de 6,5% en 2019, et qui aura favorisé l’endettement plutôt que la décollecte d’une épargne préconstituée pour financer des acquisitions ou réaliser des travaux immobiliers. En 2020, ces deux moteurs devraient être moins puissants. Le dynamisme du pouvoir d’achat serait moindre (+1,6%) ; et la distribution de crédits immobiliers afficherait toujours une progression, mais moins forte que l’an dernier (de l’ordre de 5,1%).  « Après avoir connu un niveau exceptionnel de collecte nette en 2019, le marché des flux nets de placements financiers perdrait ainsi au moins 10 milliards d’euros, passant de 68,2 milliards d’euros en 2019 à 58 en 2020, contre 55,3 milliards d’euros en 2018 », estime ainsi la Direction Etudes & Prospective du Groupe BPCE.

 

Deux phénomènes majeurs qui vont modifier les préférences d’épargne

 

Elle pointe également deux « phénomènes majeurs » qui risquent de modifier les préférences des épargnants français en matière d’épargne financière. Le premier est le revirement des stratégies des banques centrales, tant européenne qu’américaine. Des politiques monétaires, plus accommodantes, qui induisent désormais « des taux d’intérêt durablement plus bas qu’anticipé auparavant ». Le second concerne les fonds en euros. Ce placement encore privilégié par les souscripteurs de contrats en assurance vie et/ou de contrats de capitalisation, aux performances en recul significatif ces dernières années, notamment en raison de la baisse des taux d’intérêt déjà évoquée, sera à l’avenir moins favorisé. Il devrait en résulter une appétence plus importante pour les autres supports en unités de compte, autre alternative de placements éligibles pour ces types de contrats. Conséquence de ces phénomènes : les épargnants devraient malgré tout, à l’avenir, continuer à privilégier « l’épargne sécurisée et disponible au détriment de celle incorporant davantage de risque et de rémunération potentielle comme les actions », explique l’étude. Même si les ménages français, précise-t-elle, « tendent à un peu mieux évaluer qu’auparavant les rendements nets de fiscalité et d’inflation ».
 

Une collecte en hausse, à priori, pour les unités de compte, hors celles en euros, dans l’assurance vie et/ou les contrats de capitalisation

 

Se basant sur un certain nombre d’hypothèses économiques, la Direction Etudes & Prospective du Groupe BPCE cherche ainsi à estimer les grandes tendances en termes de placements financiers pour 2020. Premier constat : les dépôts à vue, autrement dit les dépôts sur les comptes bancaires, demeureraient cette année le réceptacle privilégié des revenus non consommés par les ménages. Selon que le taux du livret A resterait fixé à 0,75 % ou, au contraire, serait abaissé à 0,50 %(2), les dépôts à vue seraient alimentés à hauteur de 33 ou de 37 milliards d’euros. Contre 38,7 milliards en 2019. Les autres formes de placements « liquides » et sans risques, tels que le livret A ou le Livret Développement Durable (LDD), constitueront, comme en 2019, le deuxième pôle d’attraction. L’an dernier, ils avaient collecté un peu plus de 29 milliards d’euros. L’étude estime que le montant sera moins important cette année, tout en restant imposant en termes relatifs : de 17,4 à 28 ,8 milliards d’euros, selon l’hypothèse retenue sur l’évolution de la rémunération du livret A. Si cette dernière venait à baisser, comme c’est finalement le cas, l’assurance vie connaitrait alors quant à elle une collecte plus forte que l’an dernier, d’un peu moins d’un milliard d’euros (25,5 vs 24,7). Et ce seront les unités de compte, au détriment des fonds en euros, qui constitueraient alors l’essentiel de ces nouveaux flux d’épargne financière…

 

(1) « Macro-économie – Prévisions des placements financiers des ménages en 2019-2020 »- Flash n°314 – Novembre 2019 – Direction Etudes & Prospective – Groupe BPCE

(2) Il était anticipé que le gouvernement pouvait prendre cette décision en 2020, compte tenu de l’application mécanique de la nouvelle formule de fixation de la rémunération du livret A. C’est finalement cette option qui a été choisie, le taux du livret étant fixé à 0,50% à compter du 1er février 2020.


 

 


 

 


 

 


 

 


 
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