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Préparer et gérer votre retraite

Quelle sera votre pension lors de votre départ en retraite ? Cette question, les actifs français sont de plus en plus nombreux à se la poser(1), 63% d’entre eux estimant que leur future pension ne suffira pas à couvrir leurs besoins financiers.

Retraite et revenus de remplacement


Retraite : la baisse des pensions est inéluctable

 

Le système de retraite français repose sur une équation simple : le montant des pensions versées aux retraités au cours d’une année doit être équivalent au montant des cotisations payées par les actifs… Ce mécanisme dit de répartition, qui a très bien fonctionné jusqu'en 1975 – période de prospérité économique – est, depuis plus d'une vingtaine d’années, en proie à des déséquilibres de plus en plus importants.

 

Pourquoi y a-t-il un problème sur les retraites ?

Les causes sont multiples :
  • La diminution continue des actifs cotisants, en raison notamment d’un contexte économique moins favorable.
  • L’allongement de l’espérance de vie. Entre 1981 et 2011, celle-ci a augmenté de 8 ans pour les hommes et de 6,5 ans pour les femmes(2). En 2012, elle était de 78,4 ans pour les hommes et de 84,8 ans pour les femmes(2), contre environ 66 ans, en moyenne, en 1950.
  • L’arrivée à l’âge de la retraite des enfants du « baby boom »(3).
 
Tous ces facteurs ont pour effet d’accroître le déséquilibre entre le nombre de cotisants et le nombre de pensionnés. Conséquence : les caisses de retraite sont obligées de s’endetter ou de faire appel à l’État pour continuer à verser les prestations des retraités.
Une situation qui ne devrait pas s’améliorer au cours des prochaines années : le Conseil d’orientation des retraites (COR) estimait, en 2010, qu’un retraité sur 10 était financé directement par l’État. En l’absence de mesures correctrices, ce ratio pourrait passer à 1 sur 6 dès 2030…

 

Pourquoi le niveau des retraites est-il condamné à baisser ?

Pour tenter de rééquilibrer les comptes des régimes par répartition, structurellement déficitaires, les pouvoirs publics ont engagé plusieurs réformes. Celles-ci vont globalement dans le sens d’une réduction des droits et des montants versés aux futurs retraités :
  • Recul de l’âge légal de la retraite (porté à 62 ans par la réforme de 2013).
  • Recul de l’âge de départ à la retraite à taux plein (porté à 67 ans pour les personnes nées après 1955).
  • Diminution progressive des taux de calcul des pensions, et gel ponctuel des revalorisations.
 

Un impact plus ou moins marqué selon les catégories socioprofessionnelles

Cette diminution programmée sera d’autant plus sensible sur le pouvoir d’achat des futurs retraités que le niveau actuel des pensions, comparé aux revenus d’activité, n’est déjà pas très élevé. Ce ratio « revenus de remplacement sur revenus d’activité » est en effet en baisse constante depuis une dizaine d’années.
Il est en outre très différent selon le sexe et les catégories socioprofessionnelles :
  • La pension moyenne, tous régimes confondus, s’établissait à 1 288 euros mensuels en 20122. Cette moyenne masque toutefois des écarts importants entre les hommes (1 654 euros en moyenne) et les femmes (951 euros), mais aussi entre les professions : pour les salariés du régime général, le montant moyen de la pension était de 1 520 euros en 2012(2), contre 1 080 euros pour les commerçants, 1 200 euros pour les artisans et 2 300 euros pour les professions libérales(4).

  • Ces pensions représentent, en moyenne également, environ 50 % du dernier revenu avant le départ en retraite. Mais là encore, les écarts peuvent être significatifs selon les statuts professionnels et le niveau de rémunération au cours de la vie active. En règle générale, plus la rémunération d’activité était élevée, plus le taux de remplacement sera faible. C’est notamment le cas pour certains professionnels libéraux, artisans, commerçants ou chef d’entreprises dont les pensions n’atteindront que 10 % à 35 % de leur dernière rémunération, selon les cas…

  • Ces différences peuvent être corrigées ou accentuées en fonction du nombre d’enfants à charge. Les femmes bénéficient ainsi d’une majoration de maternité ou d’adoption équivalente à quatre trimestres par enfant, ainsi que d’une majoration d’éducation représentant également quatre trimestres par enfant. Une majoration de 10 % est octroyée à tous les salariés ayant trois enfants ou plus.
 

Pourquoi il est donc indispensable d’envisager des solutions complémentaires…

Sachant que les pensions qui seront versées ne suffiront pas à maintenir le niveau de vie acquis en période d’activité, il est fortement conseillé de commencer à épargner, régulièrement et le plus tôt possible. Les formules disponibles sont nombreuses et variées.


Les formules d’épargne génériques, telles que :

  • l’immobilier, qui est une première étape essentielle. Une fois propriétaire de sa résidence principale, il est également possible d’envisager un investissement locatif, en direct ou via des formules collectives ;
  • l’assurance vie, qui reste incontournable dans tous les cas de figure. Elle permet de satisfaire à la plupart des objectifs patrimoniaux, y compris celui d’assurer un complément de retraite à ses souscripteurs ;
  • les formules d’épargne dédiées, généralement assorties d’avantages fiscaux à l’entrée, et dont les modalités varient selon le statut socioprofessionnel de l’épargnant ;
  • l’épargne salariale (PEE, article 83, article 39, contrats Madelin…) ;
  • les produits d’épargne retraite : Perp, Perco…
 

 

 
(1) 54 % en 2014, contre 51 % en 2012 – Source : 3e édition du baromètre Deloitte, « Les Français et la préparation de la retraite », mars 2014.
(2) Source : Insee – Tableaux de l’économie française, 2013.
(3) 360 000 personnes chaque année sur la période 2006/2010 – Source : Drees, « Les retraités et les retraites » - édition 2014.
(4) Polypensionnés de régimes de base.

 
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