Faites le bon choix entre promesse et compromis de vente
Une vente est une étape où tout peut basculer en un jour : une signature trop rapide, une clause mal comprise, un délai de rétractation oublié…
et votre projet immobilier se complique. Entre promesse de vente et compromis de vente, le bon choix n’est jamais “simple” : c’est une décision juridique qui change la durée, la garantie, le versement à prévoir ( dépôt de garantie ou indemnité ), et même votre droit de renoncer. La promesse unilatérale donne à l’acheteur une option d’achat pendant une période fixée ; le compromis synallagmatique acte un accord
où vendeur et acquéreur sont engagés, sous conditions suspensives comme l’obtention du crédit. Dans les deux cas, un document peut être signé sous seing privé ou en acte notarié : et le notaire sécurise la démarche. Alors, lequel vaut mieux pour votre logement ?
Banque Populaire vous en dit plus pour faciliter votre choix.
Promesse et compromis de vente : qu’est-ce que c’est ?
Avant de procéder à la vente définitive d’un bien immobilier, le vendeur et le potentiel acheteur doivent définir les conditions de la transaction et bloquer le bien immobilier, le temps d’organiser la vente définitive. Pour cela, ils ont le choix entre deux avant-contrats : la promesse de vente ou le compromis de vente(1). S’ils peuvent être rédigés sous seing privé (entre les parties), ces deux avant-contrats font la plupart du temps l’objet d’un acte notarié.
Quels sont les avantages et les inconvénients de la promesse de vente pour l’acheteur ?
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Les avantages
– Une exclusivité temporaire pendant le délai prévu par la promesse, le bien ne peut pas être vendu à un tiers ;
– Un délai pour obtenir le financement la promesse prévoit un délai normalement suffisant pour permettre à l’acquéreur de contracter un prêt immobilier ;
– Une double sécurité en cas de renoncement en plus de la possibilité de ne pas lever l’option, l’acheteur bénéficie du délai de rétractation de 10 jours calendaires ;
– Un acte plus simple le formalisme de l’acte est souvent moins contraignant et le contrat plus rapide à conclure que dans le cadre d’un compromis. -
Les inconvénients
– Un engagement ferme qui oblige à acheter (sauf conditions suspensives) ;
– Le risque de perdre l’acompte si la renonciation n’est pas motivée ;
– Le risque de vente forcée si le vendeur en fait la demande en cas de renonciation non justifiée.
Quels sont les avantages et les inconvénients du compromis de vente pour l’acheteur ?
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Les avantages
– Un engagement réciproque qui rassure le vendeur et qui donne à l’acquéreur une meilleure position pour négocier certaines clauses ;
– Un dépôt de garantie qui sera soustrait du prix au moment de la vente ;
– Les conditions suspensives protègent l’acquéreur en cas de refus de crédit immobilier ou d’autorisation administrative ;
– Un calendrier défini qui prévoit une date claire pour la signature définitive et la remise des clés. -
Les inconvénients
– Un engagement ferme qui oblige à acheter (sauf conditions suspensives) ;
– Le risque de perdre l’acompte si la renonciation n’est pas motivée ;
– Le risque de vente forcée si le vendeur en fait la demande en cas de renonciation non justifiée.
Promesse ou compromis : quelles différences ?
Les principales différences entre les deux avant-contrats portent sur trois points :
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L’engagement
Il est unilatéral dans la promesse (seul le vendeur est engagé), bilatéral dans le compromis (les deux parties doivent tout faire pour réaliser la vente).
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Les délais de rétractation
Dans le compromis, l’acheteur ne peut changer d’avis que pendant les 10 jours du délai légal de rétractation. Dans le cadre de la promesse, il dispose d’un délai plus long (généralement, de deux à trois mois) à condition d’accepter de perdre l’indemnité d’immobilisation.
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Les sanctions en cas de rétractation
Dans la promesse, seul le vendeur peut être forcé à vendre, l’acheteur ne risque que de perdre l’indemnité d’immobilisation. Dans le compromis, les deux parties sont engagées, la vente peut être forcée et l’acheteur peut être condamné à des dommages et intérêts en plus de perdre son acompte.
Promesse ou compromis : comment faire le bon choix ?
Pour l’acheteur, le choix entre promesse et compromis doit essentiellement être dicté par deux paramètres :
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Est-il sûr d’acheter le bien ?
Si c’est le cas, avec le compromis de vente, il montre au vendeur sa volonté d’aller au bout de la vente. Si le propriétaire a plusieurs acheteurs potentiels, cela peut influencer son choix. Et les conditions suspensives protègent toujours l’acquéreur en cas d’impossibilité de finaliser (non-obtention du prêt, par exemple).
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Est-il prêt à perdre une somme d’argent pour pouvoir se rétracter ?
Si l’acheteur n’est pas absolument sûr de réaliser l’acquisition mais qu’il veut tout de même réserver le bien, il peut préférer la promesse : se rétracter lui coûtera l’indemnité d’immobilisation mais il ne pourra pas être forcé à finaliser l’achat.
Choisir le bon avant-contrat selon votre situation
Vous avez trouvé un bien à acheter et votre offre a été acceptée ?
Il faut donc maintenant signer l’avant-contrat qui vous mènera jusqu’à la vente définitive.
Avez-vous obtenu un accord de principe ou une simulation ferme de prêt ?
- Non : choisissez la promesse pour garder l’exclusivité le temps de trouver votre financement.
- Oui : choisissez selon votre niveau d’engagement.
Êtes-vous dans une situation de ventes en chaine ou de délais serrés ?
- Oui : choisissez le compromis pour sécuriser rapidement toutes les étapes.
- Non : choisissez selon votre niveau d’engagement.
Êtes-vous prêt à vous engager fermement à acheter (dépôt de garantie, calendrier fixe) ?
- Oui : choisissez le compromis (l’engagement est réciproque).
- Non : choisissez la promesse (vous conservez une marge de manœuvre).
Conclusion
Promesse et compromis de vente sont deux avant-contrats qui n’engagent pas l’acheteur de la même façon.
La promesse représente la meilleure option si l’acheteur n’a pas la certitude d’aller au bout de son projet et s’il a besoin de temps pour boucler son financement.
Le compromis conviendra mieux si les deux parties sont prêtes à s’engager pleinement et souhaitent mettre en place au plus vite un calendrier et des garanties réciproques. Pour votre financement, n’hésitez pas à consulter votre conseiller Banque Populaire : il peut vous orienter pour trouver la solution de prêt la plus adaptée à votre projet.
Promesse et compromis de vente : les questions fréquentes
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(1) Sous conditions et sous réserve de l’étude complète de votre dossier. Une réponse de principe n’équivaut pas à un accord de prêt. L’emprunteur dispose d’un délai de réflexion de dix jours, la vente est subordonnée à l’obtention du prêt et si celui-ci n’est pas obtenu, le vendeur doit lui rembourser les sommes versées. Aucun versement, de quelque nature que ce soit, ne peut être exigé d’un particulier, avant l’obtention d’un ou plusieurs prêts d’argent. Sous réserve d’acceptation du dossier par l’établissement prêteur.
(2) Sous réserve d’acceptation de votre dossier de crédit immobilier portant sur une opération relevant de l’article L. 313-1 du Code de la consommation par votre Banque Populaire Régionale, prêteur. L’emprunteur dispose d’un délai de réflexion de dix jours avant d’accepter l’offre de crédit. La réalisation de la vente est subordonnée à l’obtention du prêt. Si celui-ci n’est pas obtenu, le vendeur doit rembourser les sommes versées.
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