Rendement et maîtrise du risque : le pari sur mesure des produits structurés
Des règles du jeu connues à l’avance, des rendements passés attractifs, des produits adaptés aux différents contextes de marché et au profil des investisseurs… les produits structurés présentent de nombreux atouts. Diana Chikova, Head of BPCE Distribution Sales Team chez Natixis CIB, et Oumar Diawara, Directeur de la Direction Produits Structurés de VEGA IS, nous expliquent pourquoi cette classe d’actifs est devenue incontournable dans une allocation diversifiée.
L’engouement des particuliers pour les produits structurés ne se dément pas. En France, en 2025, ils y ont investi près de 90 milliards d’euros, selon Structured Retail Products(1), soit une hausse d’environ 23 % par rapport à 2024. Le principe : allier une composante obligataire pour protéger totalement ou partiellement le capital à l’échéance (complétée pour les fonds à formules par une protection explicite en recourant à un garant) et une composante optionnelle pour générer du rendement (coupons ou prime finale) selon les performances d’un actif sous-jacent. Ces produits, qui permettent de naviguer dans les différents environnements de marché (baissiers, haussiers, stables, volatils), peuvent prendre la forme d’un fonds à formule ou d’un titre de créance.
La mécanique de ces produits est-elle vraiment prévisible ?
« La collecte sur les produits structurés, notamment les produits dits “autocall”(2), s’est accélérée à la suite de la Covid car ces produits ont montré leur capacité à délivrer de la performance dans un événement exceptionnel comme celui-là », aime rappeler Oumar Diawara. Depuis plusieurs années, ces produits délivrent un rendement annualisé moyen supérieur à 8 %(3), et continuent de bénéficier d’un environnement porteur marqué par de nombreuses incertitudes économiques, des tensions géopolitiques et de la volatilité des marchés. S’ajoutent des niveaux de taux d’intérêt encore élevés qui permettent de proposer des produits structurés à capital garanti jusqu’à 100 % à l’échéance et d’offrir un couple rendement / risque plus attractif. « Les investisseurs apprécient également leur aspect contractuel, indique Diana Chikova. Dès la souscription, ils connaissent la maturité maximale du produit (mais pas sa durée de vie réelle, notamment sur les produits dits « autocall » (2), la nature du sous-jacent, la formule de performance, les conditions de remboursement, de détachement des coupons et de protection du capital en fonction de scénarios prédéfinis. »
« Contrairement aux placements traditionnels qui ont une obligation de moyen, les produits structurés ont une obligation de résultat puisqu’ils doivent puisqu’ils doivent délivrer a minima la formule décrite dans le document d’informations clés (DIC) remis aux investisseurs préalablement à la souscription », ajoute Oumar Diawara. Un DIC dans lequel sont aussi renseignés l’ensemble des frais, l’indicateur synthétique de risque(4) présenté sous la forme d’une échelle de 1 à 7 (du risque le plus faible au risque le plus élevé) ainsi que le risque de perte en capital partielle ou totale en cours de vie ou à l’échéance. L’ensemble des risques (crédit, défaut de l’émetteur, liquidité…) sera détaillé dans le prospectus du fonds.
Peut-on réellement adapter un structuré à son propre profil de risque ?
Aux côtés des produits structurés pouvant pour certains être accessibles à tous types d’investisseurs, comme ceux à capital 100 % garanti à l’échéance ou des « autocall »(4) avec une barrière de protection du capital à l’échéance pouvant aller jusqu’à une baisse de 40 à 50 % du sous-jacent, il est aussi possible de proposer des solutions dédiées. « La variété des maturités (1 à 15 ans), des sous-jacents (actions, taux, crédit, indices, secteurs, zones géographiques, thèmes d’investissement…), des mécanismes de remboursement ou des niveaux de protection du capital permet de construire des solutions intégralement sur mesure qui répondent au profil de risque, à l’horizon de placement, aux objectifs de rendement, voire aux préférences de durabilité, des investisseurs », indique Diana Chikova.
Quelle place accorder à ces produits dans votre patrimoine ?
Au regard de leurs caractéristiques, « les produits structurés ont toute leur place dans l’allocation des clients éligibles à ce type de produits comme source de rendement potentiel et de diversification, souligne Oumar Diawara. Ces produits ayant vocation à être détenus sur la durée totale de la formule – l’investisseur doit alors être prêt à immobiliser du capital pendant tout ce temps. En effet, une sortie anticipée l’expose à un risque de perte en capital en fonction des conditions de marchés. Il est d’usage d’y allouer au maximum 20 % de son portefeuille selon les conditions de marché et de piloter cette poche de manière tactique et diversifiée, ce que proposent, par exemple, nos gestions sous mandat. Il existe même la possibilité d’avoir des mandats 100 % exposés à des stratégies structurées. » De plus, les produits structurés présentent l’avantage d’être référencés au sein de plusieurs enveloppes. Il est en effet possible d’y souscrire dans le cadre d’un contrat d’assurance vie et de capitalisation, d’un compte-titres ordinaire (CTO) ou encore d’un plan d’épargne en actions (PEA).
En définitive, faut-il franchir le pas ? Si les produits structurés constituent de redoutables moteurs de performance pour dynamiser et décorréler une allocation, ils requièrent une visibilité claire sur votre horizon de placement et votre appétence au risque. Avant toute souscription, une lecture attentive du document d’informations clés (DIC) s’impose pour en appréhender parfaitement les mécanismes, les frais et les potentiels risques de perte en capital. Pour valider l’adéquation de ces solutions sur mesure avec vos objectifs patrimoniaux globaux, l’accompagnement de votre conseiller en gestion privée reste la meilleure des garanties.
Les analyses et les opinions mentionnées dans le présent document représentent le point de vue de l’auteur référencé. Elles sont émises à la date indiquée, sont susceptibles de changer et ne sauraient être interprétées comme possédant une quelconque valeur contractuelle.
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Rédaction achevée le 10/07/2026.
Sous réserve de l’actualité juridique et fiscale en vigueur.
Communication à caractère publicitaire et sans valeur contractuelle.
(1) SRP au 31/12/2025. Centre de données et d’analyses sur les produits structurés.
(2) Produit structuré à remboursement automatique anticipé si la condition prédéfinie de rappel est remplie.
(3) Rapport de performance 2025. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
(4) Indicateur Synthétique de Risque : Le calcul de l’Indicateur Synthétique de Risque, tel que défini par le règlement PRIIP, s’appuie à la fois sur la mesure du risque de marché et du risque de crédit. Il part de l’hypothèse que vous conserverez le produit pendant la période de détention recommandée. Il est calculé périodiquement et peut évoluer dans le temps. L’indicateur de risque est présenté sur une échelle numérique de 1 (le moins risqué) à 7 (le plus risqué). Le niveau de l’Indicateur Synthétique de Risque est celui en vigueur à la date de rédaction du document.
BPCE – Société anonyme à directoire et conseil de surveillance au capital de 242 487 090 euros – Siège social : 7, promenade Germaine Sablon – 75013 Paris – RCS Paris N°493 455 042, intermédiaire d’assurance immatriculé à l’Orias sous le N° 08 045 100 (www.orias.fr).