Investir dans les cryptoactifs : ce qu’il faut savoir
En 2026, 93 % de la population française indiquent avoir déjà entendu parler d’au moins un cryptoactif(1). 11 % déclarent en détenir(2), et environ un tiers des personnes interrogées n’en ayant jamais détenu envisagent de franchir le pas(3). Qu’est-ce qu’un cryptoactif ? Quels sont ses usages ? Qu’en est-il des risques ? Décryptage avec Frédéric Dalibard, président d’Hexarq, prestataire de services sur cryptoactifs (PSCA) et filiale de BPCE S.A.
Les cryptoactifs, tels que le Bitcoin, l’Ethereum, les tokens (jetons numériques) ou les stable coins(4) sont des unités de valeur numériques s’échangeant sur des réseaux informatiques décentralisés. Ils reposent sur la technologie Blockchain(5), un grand registre numérique partagé entre des milliers d’utilisateurs à travers le monde et dans lequel sont enregistrées les transactions. « Sa structure décentralisée, son protocole informatique crypté, la transparence et la traçabilité des transactions font de la Blockchain une plate-forme sécurisée et infalsifiable », indique Frédéric Dalibard.
Les multiples usages des cryptoactifs
Principalement utilisés comme supports d’investissement, et de plus en plus dans une stratégie d’allocation d’actifs diversifiée, les usages associés aux cryptoactifs se multiplient. Pour Frédéric Dalibard, « le paiement des achats en cryptoactifs, encore marginal, et les règlements transfrontaliers en sont des cas d’usage à venir ». En parallèle se développent une finance dite « décentralisée »(6) et la tokénisation d’actifs financiers et réels : cela consiste à transformer des actifs traditionnels – comme l’immobilier par exemple – en jetons numériques, ce qui permet de nouveaux modes d’investissement.
Un environnement complexe
Connus pour leur volatilité, la valeur des cryptoactifs peut varier, à la hausse comme à la baisse. Un risque de perte en capital partielle ou totale est possible. Comme sur d’autres marchés, des enjeux de liquidité, d’exécution et de règlement/livraison peuvent également se présenter. Il convient donc de rester vigilant face aux promesses de gains trop attractives, qui peuvent être synonymes d’arnaques, d’autant que les comptes de cryptoactifs ne bénéficient pas du Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR). Dans ce contexte, le règlement européen sur les marchés de cryptoactifs (Markets in Crypto-Assets, MiCA), et l’entrée sur ce marché d’acteurs financiers traditionnels, contribuent à définir un cadre harmonisé et à renforcer la confiance, la transparence et la sécurité.
L’importance d’une conservation sécurisée des cryptoactifs
Pour minimiser les risques de perte, de vol ou de piratage, la conservation des cryptoactifs est un sujet majeur. Si la clé privée du portefeuille numérique sur lequel ils sont inscrits peut être conservée par son titulaire, mieux vaut ne pas perdre celle-ci, faute de quoi l’accès aux cryptoactifs devient impossible, ce qui est problématique en cas de succession (pour en savoir plus, découvrez notre article dédié aux règles de transmission des cryptomonnaies). Une autre solution est d’en confier la conservation à un PSCA titulaire de l’agrément MiCA délivré par l’Autorité des marchés financiers (AMF) et supervisé par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). « Les clés privées pour les cryptoactifs confiés à Hexarq sont conservées dans des coffres-forts numériques sécurisés et hébergés au sein même des data centers du Groupe BPCE, garantissant une tranquillité d’esprit et le respect des normes de sécurité les plus strictes à nos clients », assure Frédéric Dalibard. De plus, les services d’Hexarq s’intègrent dans un espace dédié de l’application de banque à distance de Banque Populaire, et bénéficient du mécanisme d’authentification forte pour y accéder. Ainsi, en cas de perte de sa tablette ou smartphone, la banque peut restaurer l’accès à son application de banque à distance – et donc à ses cryptoactifs.
Si 4 Français sur 10 se disent intéressés par une offre de placement en cryptoactifs, « il convient de bien comprendre leur fonctionnement et celui des technologies sous-jacentes, d’appréhender leurs risques intrinsèques, d’évaluer leur adéquation avec ses objectifs patrimoniaux et de s’assurer d’évoluer dans un cadre réglementé et sécurisé, avant d’investir », conseille Frédéric Dalibard. Par ailleurs, la détention, la cession et la transmission (donation et/ou succession) de cryptoactifs obéissent à des règles fiscales spécifiques qu’il est important de connaître.
Les investissements réalisés doivent être adaptés à la situation personnelle et patrimoniale du client, à ses besoins et objectifs, à ses connaissances et expérience en matière financière, à son appétence au risque, ainsi qu’à ses préférences en matière de durabilité.
Rédaction achevée le 15/05/2026.
Communication à caractère publicitaire et sans valeur contractuelle.
Sous réserve de l’actualité juridique et fiscale en vigueur.
(1) Baromètre L’adoption des crypto-actifs en France et en Europe – Adan et Ipsos – 2026.
(2)Ibid.
(3)Ibid.
(4)Actifs numériques dont la valeur est indexée sur une monnaie traditionnelle comme le dollar américain et l’euro.
(5)Technologie de stockage (base de données) distribuée et partagée, contenant un ensemble de transactions dont chacun peut vérifier la validité. C’est un registre numérique décentralisé dont les adresses permettent de conserver des cryptoactifs fongibles & non fongibles (NFT).
(6)La DeFi, ou finance décentralisée (Decentralized Finance), désigne un écosystème financier qui utilise des technologies Blockchain pour offrir des services financiers sans intermédiaires traditionnels tels que les banques ou les courtiers.
(7)En cas de détention de cryptoactifs via une plateforme agréée installée à l’étranger, le compte détenu à l’étranger est à déclarer lors de la déclaration annuelle des revenus. Les comptes Hexarq étant détenus en France, ils ne sont pas soumis à cette obligation déclarative.
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